02.09.2010
So this is goodbye
bon, alors voila, je me casse de hautetfort. Ceux qui veulent me suivre, ce sera désormais là http://myrrhman-thebeautyofsadness.blogspot.com/. Je sais pas si ce sera mieux mais je dois avouer que c'est plus aéré, simple chez la crémerie voisine. A bientôt.
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19.08.2010
Il suffira d'un cygne
C'est bientôt la rentrée. Dans quinze jours. Et avouons le : ça se sent déjà dans les sorties de disques. Alors je vais trier le bon grain de l'ivraie, comme d'hab'. Fiez vous à mes goûts surs et à ma subjectivité légendaire, vous ne serez point déçu. As usual me direz-vous. Tout à fait aurais-je tendance à vous répondre. Commençons par ceux qu'il faut éviter : le Of Montreal qui ne sort déjà plus rien de bien depuis le sunlandic twins, ce qui commence à faire vous en conviendrez. Ensuite le Arcade Fire mais j'en ai déjà parlé. Le Black Mountain, une horreur à faire passer n'importe quel groupe de hard pourri genre Guns & Roses pour du Talk Talk et enfin le senior de Royksopp pas fondamentalement mauvais mais sans intérêt aucun. Les mauvaises sorties balayées d'un revers de main, passons maintenant aux choses sérieuses. Notamment le retour en très très grande forme d'un groupe qui n'avait rien refait depuis 1998. Swans. Groupe de l'excellent Michael Gira. Qui nous avait déjà mis la puce à l'oreille quant au nouveau Swans en sortant un I am Not insane contenant tous les morceaux présents sur my father will guide me up a rope to the sky plus quatre ou cinq autres non retenus en début d'année. Bon je vais pas y aller avec le dos de la cuillère : c'est foutrement brillant. Le meilleur disque de cette rentrée pour l'instant. Tous ceux qui cherchent dans la musique des harmonies vocales à la Beach Boy, de la tendresse, de la mélodie d'orfèvre, des arrangements chiadés peuvent passer leur chemin. Ici point de cela. Ici le chant est théâtral, grandiloquent, la musique tendue, flippante, sèche, comme des Bad Seeds première époque (on pense parfois au tender prey). L'humeur est électrique, orageuse. Le propos dans ce disque n'est pas de reposer l'auditeur mais au contraire de le bousculer, le violenter. Il n'y a qu'à écouter you fucking people make me sick pour s'en rendre compte : titre complétement schizophrénique, commençant "normalement" par une sorte de boucle synthétique, une guitare (acoustique), une voix, un violon (électrisant quelque peu l'atmosphère) un choeur d'enfant. Quelque chose d'audible, sympa quoi. Puis le morceau se destructure après la troisième minute en une cacophonie hallucinante avec l'intervention de la batterie, de cuivres, du piano conférant au morceau l'impression d'une chute sans fin seulement ralentie par la rencontre fortuite de rochers sur lesquels vous vous échouez lamentablement mais qui n'empêchent en rien la chute de se prolonger. you fucking people fait irrémédiablement à David Tibet de Current 93 dans ses accès de folie (la plupart du temps quoi.). Bon je vous rassure un peu, tout n'est pas comme ça, barré, en roue libre. Non, la plupart des morceaux sont structurés mais tous ont en commun d'être encore plus tendus que le string de Guy Carlier (si c'est chose possible). Le no words/no thoughts introductif en est la plus belle preuve. Quasiment dix minutes qui passent comme un souffle. Une intro qui mélangerait les Cure de pornography avec Current 93 et les Bad Seeds puis arrive la voix, spectrale de Gira, sorte d'Iggy Pop écorché. Morceau martial, abrasif, toujours sur la brèche, au bord de l'explosion, no words/no thoughts fait la nique à tous les groupes qui se rêvent rebel without a cause, à commencer par tous les Jack White du monde de l'univers, à tous ces groupes qui se veulent punks. A 56 ans Michael Gira incarne l'esprit punk par excellence, pas étonnant que ses disques soient aussi abrasifs, indispensables que ceux, au hasard, d'autres groupes issus de la mouvance punk : The Ex ou encore The Fall. My father will guide me up a rope to the sky permet de démentir, comme The Fall l'a fait cette année avec leur dernier album, l'adage qui dit que la vieillesse est un naufrage. Dans le cas présent, la rage reste le meilleur substitut à ce fléau.

19:22 Publié dans indie, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : swans, the fall, the ex
15.08.2010
turkish delices
euhhhhhhhhhh, non, rien.
16:01 Publié dans dimanche jour des tanches, Film, la curiosité du jour, pourri | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : turkish star wars





