08.02.2010

lovely holmes

Au début je devais faire une chronique ciné, bien sentie, méchante mais pas trop, à propos du dernier Guy Ritchie, Sherlock Holmes. En dire du mal parce que c'est pas terrible sans être trop désagréable non plus. Dire que c'est mauvais comme un blockbuster dopé aux hormones auxquel on aurait effacé la particularité de Doyle (Holmes complétement drogué) au profit d'un traitement très matrixien dans l'âme. J'aurais pu mais non. Car j'ai eu la malencontreuse, voir la malheureuse, idée de regarder  Lovely Bones. Le dernier Peter Jackson. J'irais pas par quatre chemins : il y a longtemps que je n'avais pas vu une telle bouse. C'est mauvais d'un bout à l'autre. Par où commencer ? Le sujet à proprement parler n'est pas spécialement léger : une fille de 14 ans se fait assassiner par un (méchant) voisin, tueur en série. Elle erre dans une sorte d'entre-deux monde qui lui permet de voir le déroulement de l'enquête et la réaction de ses parents, l'apprentissage du deuil, patati et patata... sujet pas simple,  tiré d'un bouquin dont la vision du film m'a plutôt rebuté, traité de façon poético-culcul donnant droit à des fulgurances Hamiltoniennes du meilleur effet. L'univers se voudrait proche d'un Burton (qui plus est d'un des moins bons Burton : Big Fish) ou alors de l'étrange (et assez réussi) mirror mask (de Gaiman et Mac Kean), on se retrouve face une pâle adaptation ou plutôt copulation entre l'univers de Disney et celui de Barbie. Guimauve et mauvais goût à tous les étages, poésie lourde, voire très lourde absolument partout. Une preuve ? la scène où Wahlberg, après la mort de sa fifille adorée, casse les bouteilles contenant des voiliers( dont on voit la répercussion dans l'au-delà) est atrocement longue, particulièrement indigeste et d'une miévrerie à se pendre, même le roi lion de Disney est un modèle de subtilité et de tendresse à côté de ça. Rajouté à cela un traitement limite new age qui faisait déjà défaut dans le seigneur des anneaux, un happy end de merde (le méchant meurt et la famille se recompose comme si de rien était) et vous avez, à l'arrivée, un produit fade, sans saveur, limite rance. On se demande si c'est le même cinéaste qui a fait braindead ou encore bad taste, petits CO fauchés de mauvais goût irrévérencieux. Ici tout est lisse, de l'image au scénario, rien ne dépasse, c'est complétement idiot ( les flics retrouvent l'assassin grâce à l'intuition du père et de la soeur, sans preuves, seulement parce que le gars qui habite en face de chez eux ne sort jamais, n'a aucun lien avec personne et leur dit bonjour une fois tous les 36 du mois : bonjour la leçon de tolérance sur la différence.), les images sont........ comment dire......belles ??? (ohhhh que c'est beau se dit-on tout le long du film, c'est beau mais putain que c'est moche le numérique quand c'est utilisé à mauvais escient : l'impression de regarder une B.D style la caste des métabarons, avec de belles images numériques complétement creuses.), cela se veut féérique, c'est juste ridicule, ça dégouline de bons sentiments autant dans l'histoire que l'image, couleurs pétantes, répliques qui tuent, non, vraiment, y a rien à sauver dans ce naufrage. Si peut-être une chose : Stanley Tucci, parfait dans le rôle du tueur, parfaite gueule de salaud ordinaire. A côté de lovely bones, Sherlock Holmes est un CO d'humour et d'inventivité. En ce moment j'enfile les bouses en cinoche comme j'enfile les perles en musique . A un rythme effarant. Va falloir que je me calme.

07.02.2010

premier ministre

C'est dimanche, jour des tanches. J'en rame pas une et pour me réveiller quelque peu, un petit fix des familles. Parce qu'il faut se dire qu'à une époque (92 tout de même), Ministry était un putain de bon groupe sachant torcher des bombes avec un talent certain et grande efficacité. La preuve.

06.02.2010

feignasse de corse !!

-Dis donc Myrrhman ?!!

-hein, ouais, quoi ??

-Tu pourrais faire un effort, pondre une note tous les jours ou au pire tous les deux jours plutôt que d'en pondre une par semaine ?

-hein ??? euh........ ouais.

-Tiens , écoute ça et dis ce que t'en penses. Ca te changera, sale feignasse corse.

-hein ??? euh.......ouais.

-Alors, euh........c'est quoi ça ?? Quel est le con qui vient de me refiler le dernier Rondo Veneziano ? Je dois faire une note là-dessus ???? vous rigolez ??!!!!  Quoi ???!!!!! C'est pas Rondo Veneziano ??? C'est quoi ????? Nouvelles Lectures Cosmopolites ?? C'est quoi le titre, symphonies pour orgue bontempi ???  Ah non , allegro vivace.  Je me disais aussi. C'est pas mal produit pour du Rondo Veneziano, non ? Bon je déconne mais je dois avouer que le concept classique/rock progressif m'était encore inconnu. C'est nouveau ??? 1992 ??? oh putain, dire que je suis passé à côté de ça à cette époque, je suis impardonnable.

Bon allez, deuxième disque please.

Ok déjà, ça part mieux. C'est catchy non ?? très électro, art-pop, electro-indie. C'est quoi ? le nouveau supergroupe des mecs de Mew, A-ha et Coldplay. Apparatjik. Mmmmmhhh, c'est.........comment dire.........formidable ?? Non, évidemment. C'est pas mauvais non plus, hein. Il ya un savoir-faire indéniable, c'est très pop, électroclash, connoté eighties, ça oscille entre le pas terrible et le pas mauvais. C'est quelconque quoi. Titre de l'album :We are here. Ben ouais mais on s'en fout.

-T'as autre chose à me faire écouter là parce que c'est pas avec ça que je vais tenir mon blog de façon conséquente.

-Ben non, désolé.

-et m....

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