23.11.2009
Dupont et Dupond
C'est marrant, il y a peu, un internaute fort éclairé me demandait : quid des Smiths ??? oui en effet, lui repondis-je. Fin de l'anecdote. A vrai dire, en me repenchant sur le cas des Smiths je me suis dit : c'est vrai que je n'en ai jamais parlé. Il s'agit pourtant là d'un mythe fondateur de la culture pop anglaise des années 80 et pourtant... ça m'est passé royalement au-dessus de la gueule dans les années en question, préférant me fourvoyer dans des tubes de merde plutôt qu'avoir le bon goût de me plonger dans leur excellente discographie. Avais-je tort ??? Ben, en découvrant tous leurs disques dans les années 90, je me dis que.......non. Non point que je n'aime pas leurs disques. Je reconnais un talent mélodique énorme au groupe, des paroles classes et un humour so british mais...ça m'emmerde. Au niveau production ça ne tient pas la route et je dois avouer qu'à part un how soon is now ? que je trouve formidable le reste de la discographie ne présente pas d'intérêt. The queen is dead, leur soit-disant CO ? rrrrrrrzzzzzzzzzz. On a souvent dit que les Smiths étaient les Beatles des années 80 mais où est l'inventivité, qu'ont-ils apporté de neuf à la musique de cette époque ??? Il y a un savoir-faire indéniable et Marr est un grand mélodiste/guitariste mais pour moi leur meilleur disque est sorti en 1994, 7 ans après leur dissolution , sous le nom de vauxhall and I, de Morrissey. Car là (Bruni) oui, je dois avouer que le vauxhall and I est bien le CO qu'auraient du pondre les Smiths. Un disque intense, adulte, émouvant, un disque de poids. La voix paraît enfin adulte, pas cette voix de jeune éphébe inconsistante non, quelque chose a mûri chez Morrissey. Il a le torse velu, la langue chargée, il devient un homme quoi. De plus, Il a fini sur ce disque par dompter le jeu de bourrin de ses musicos pour y apporter grâce et profondeur plutôt que graisse et épaisseur. Malheureusement, ça ne durera que le temps d'un album. Le reste de la discographie du mozz est franchement anecdotique voir mauvais (ses trois derniers albums sont catastrophiques) mais là en 94 la grâce et la classe étaient au chevet de Morrissey, lui laissant une chance de pondre un chef-d'oeuvre. Chance qu'il a parfaitement saisie.
19:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : the smiths, morrissey, beatles
19.11.2009
R.I.P
Décidément, tout fout le camp. Corinne Gorse n'est plus. Elle s'est éteinte, ce jour, un peu après midi. Dit comme ça on s'en fout, on se demande qui c'est celle-là et on finit par passer à autre chose. Mais pour tous ceux qui, comme moi, écoutaient France Inter le dimanche midi depuis quelques années, c'est plutôt une terrible nouvelle. On savait que Kriss luttait depuis quelques mois contre une récidive du cancer du sein, on savait qu'elle devait ne pas être en très grande forme (elle avait abandonné les rênes de son émission à Marie-Pierre Planchon), on craignait la nouvelle mais on était loin de s'imaginer cela. Kriss, avait 61 ans, une voix de jeune fille, une espièglerie, une humanité, une tendresse que peu d'animatrices radio ont. Chaque fois que je commençais à l'écouter je me laissais prendre à l'intelligence de ses émissions (les portraits sensibles qu'elle faisait étaient une merveille, son Crumble était fort goûtu même si moins réussi que ses portraits.), sa voix, douce, rieuse, complice, sincère, me prenait par les tripes et ne me lâchait qu'au générique de fin. Elle prenait le temps d'écouter et d'extraire le meilleur de ses invités, connus ou pas. Sur inter hormis Zoé Varier, je ne vois pas d'autre équivalent à Kriss. Avec son décès, j'ai l'impression de perdre là une complice, une amie. C'est con, elle ne me connaissait même pas ( Elle perd peut-être pas grand chose me direz-vous.). Mais je crois que tous ceux qui ont été accros à ses émissions ressentent un peu la même chose que moi. Une infinie tristesse.

16:08 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : kriss, france inter, portraits sensibles
18.11.2009
le morceau du jour
Tous les metalleux ne sont pas que des bourrins, des abrutis à cheveux longs tout juste bons à balancer leur tête de droite à gauche (et réciproquement) et se décrocher la mâchoire en hurlant des insanités mysthicosexuelles comme godisdeadorgay. Non. Certains ont même appris à jouer de leurs instruments de façon plutôt normale, à faire subtilement monter la pression, bref, à composer des chansons violentes certes mais avec talent. Enfin je dis ça parce que je trouve que dans le paysage métallo, hardcore punk, post-hardcore atomiko-neanderthalo-apocalyptique, Converge fait un peu figure d'exception. Comment un groupe avec un tel son a-t-il pu cartonner autant ??? Bon ce n'est pas inaudible loin de là, c'est très rêche, court, intense, ça hurle plus que ça ne chante mais pourtant c'est devenu une référence incontournable dans le domaine du metalcore. Peut-être parce que, malgré tout ce qui a été dit précédemment, Converge a un talent dingue pour trousser de vrais bombes efficaces, d'une intensité remarquable, une sorte de Fugazi qui se serait coincé les doigts dans la prise, qui aurait croisé le fer avec Claude François période "putain où j'ai mis l'ampoule à économie d'énergie ?!!", un Drive Like Jehu hardcore capable d'accalmies surprenantes. Il suffit pour ça de jeter une oreille à leur album jane doe, référence du groupe et modèle insurpassable de ce genre. Le dernier, axe to fall, sorti il y a un mois environ, est ce qu'ils ont fait de meilleur, de plus accessible depuis leur fameux jane doe. La preuve, le morceau présenté ci-dessous clôt l'album en beauté. Un album violent, certes, mais avec des plages vraiment chantées, voir parfois instrumentales et planantes. Un bon album qui ne finira peut-être pas dans mon classement de fin d'année je pense, mais qui fait passer un agréable moment quand on a envie de se vider la tête, de cogner sur ses voisins, ou je ne sais quelle activité répréhensible. Un truc qui défoule quoi.
18:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : converge, jane doe, fugazi, claude françois





