27.02.2009
journée de m.....
Aujourd'hui.......................................................................................................rien.
Enfin si , quelques disques mais pas de quoi casser trois pattes à un canard.
Le dernier Bonnie"Prince" Billy , très country,très exhubérant, limite atroce parfois ( you can't hurt me now et son saxo à décorner les boeufs m'a fait relativement mal aux oreilles.), pas désagréable mais pas essentiel du tout. Un bon disque pour passer le temps sans se prendre la tête. Le problème est que ce n'est franchement pas ce que j'attendais de lui. Déception donc.
Autrement un truc, espagnol apparemment, el jesus de magico, vaguement krautrockisant, bruyant mais pas trop, expérimental mais pas du tout (disons qu'ils foirent là où des groupes comme Oneida ou les Liars réussissent) et franchement chiant. Bref journée de merde .
Ah non , j'oubliais : les forums c'est quand même vachement utile, outre qu'on y lit beaucoup de choses intéressantes (ou pas) on y découvre aussi quelques disques auxquels on n'aurait pas prêter l'oreille autrement. Il en va pour l'album des DB's, stands for decibels, que je viens de découvrir ce soir et qui , ma foi, est fort rafraîchissant. Power pop de haute volée, accrocheuse, ça rattrappe une journée de merde et ensoleille votre soirée.
Merci swimming...
vidéo là:
21:49 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bonnie prince billy, db's
25.02.2009
la pop classieuse de Coloma
Je sais pas vous mais moi, rien ne m'excite tant que l'attente suscitée par la sortie d'un nouveau film ou d'un nouvel album. Je sais, c'est con, mais je trouve qu'il y a plus de promesses, de joies, d'illusions certes, que dans n'importe quoi d'autre. J'ai l'impression de me revoir il y a …........ au moins ¼ de siècle, quand je me retrouvais devant les cadeaux au pieds du sapin. On attendait ça depuis la fin des grandes vacances, on se disait : plus que 5 mois avant Noël, chouette !!! Peu importait d'ailleurs la qualité des cadeaux, du moment qu'il y avait le nombre. Je comptais les jours, srtout quand décembre arrivait. Et bien en ce moment , j'en suis à ce niveau là avec le nouvel album du groupe Coloma. Il est sorti depuis le 23 février dernier et curieusement personne pour le partager sur le net. De rage, depuis quelque jours, je me réécoute en boucle les deux derniers : dovetail et finery. Et bon dieu que c'est bon !!! une électro-pop classieuse, lorgnant vers le meilleur des années 80, faite à partir synthés mais très organique, dont il se dégage une chaleur assez exceptionnelle. Les arrangements, pour moi, y sont pour beaucoup: très travaillés pour « dovetail », beaucoup de cuivres, de vieux synthés donnant un son, un tonalité unique à l'album. Au contraire de finery qui, lui, est beaucoup plus électronique, minimaliste, colle plus à son époque que ne le fait dovetail. Enfin bon, je vous parle des arrangements mais ce qu'on retient le plus de ces disques, ce qui accroche les oreilles, c'est la voix de Rob Taylor. Imaginez le dandysme de Brian Ferry couplé à la classe de Marc Almond, rajoutez y une pincée de Blue Nile et vous obtiendrez un nectar absolument délicieux. Voilà ce à quoi ressemble Coloma. C'est la classe quasi absolue et comme tous les groupes essentiels, ils ne vendent rien et sont quasiment inconnus.
Le clip que vous allez découvrir est un extrait de l'album finery, tout y est de cet acabit, si vous n'aimez pas, passez votre chemin. Sinon je vous conseille de vous plonger dans ces deux merveilles que sont finery et dovetail.
Tout ça pour dire que j'attends ce "love's recurring dream" avec l'impatience du gamin que j'étais et que je ne cesserai jamais d'être tant que des groupes de ce niveau feront de la musique qui me parle directement aux tripes. Au vu des promesses offertes par ces deux albums (enfin bon je parle pour moi hein !!), je ne me fais pas trop de soucis quant à la qualité du prochain.
17:43 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : electro, coloma, pop, blue nile, marc almond
21.02.2009
Analogue
Comme le métal dans mon avant-dernier papier, je vais ici défendre un groupe de has-been, voir never-been. Un groupe de pop synthétique qui a sorti son premier album il y a déjà 24 ans, « hunting high & low » avec ce tube énorme qu'était « take on me ». Je parle donc bien de A-HA.
Mouahhhh l'autre eh, oh le gros nase, ce groupe de merde qui n'a pu produire que ça tout au long de sa carrière, n'importe quoi me rétorquera-t-on. Ben oui mais non ! Si A-ha a commis beaucoup de méfaits dans les années 80-90 et 2000, ils sont l'auteur de ce qui est pour moi l'un des plus grands albums de variété, pop, sorti ces dernières années. Je parle bien évidemment d' « analogue ».
Intrigué par la critique faite par Sylvain Courtoux sur RYM (il doit être le plus grand fan français de A-Ha ), je me suis procuré ledit album et..... rien à dire, c'est l'album qu'aurait rêvé faire Radiohead . Sophistiqué, précieux, expérimental, mélancolique à tous les étages, la somme de ce qui se fait de mieux en matière de pop. Cela commence par le tube énorme qu'est celice, une pop song de toute beauté, sorte de « take on me » mature, dont on a retiré les arrangements cheap, ces synthés de daube troqués pour de véritables instruments. Ça continue sur le très catchy « don't do me any favors », torpillé par une mélancolie plus que tenace, des arrangements et une production de toute beauté. On continue ensuite sur la première ballade de l'album. Et que dire sinon que le résultat est assez époustouflant : la voix de Morten Harket a pris de la consistance avec les années, de la gravité, le morceau suit une progression assez surprenante dans le choix des arrangements, d'une fluidité sans égale. Je ne vais pas continuer le déroulement de l'album (oui j'avoue je suis une grosse feignasse) mais il faut savoir qu'il y a ici de quoi frissonner un nombre de fois incalculable. Birthright, cosy prisons ou the fine blue line sont de véritables pépites, des morceaux qui vous collent à la peau, qui vous entraînent dans des abîmes de mélancolies comme j'en ai peu connu jusque là. D'autres les voient virer noisy (make it soon) ou encore faire un tour sur les terres de Neil Young via Teenage Fanclub (halfway through the tour). La production est quasi parfaite, la réécoute d'analogue apporte à chaque fois son lot de surprises, de détails auxquels on n'avait pas fait attention.Mais bon, dans tout ce tableau idyllique on va pas non plus se voiler la face: il y a quand même un ou deux morceaux un peu faiblard dans le lot ( analogue avec ses arrangements teenage de mauvais aloi et allez, pour être vraiment méchant keeper of the flame, mais c'est vraiment pour chercher des noises) mais pour moi je ressens un peu le même choc que j'ai eu quand j'ai découvert l'album « spirit of eden » de Talk Talk. Je me suis demandé comment un groupe qui faisait de la pop synthétique à deux balles était capable de sortir un chef-d'œuvre de cette trempe. Là il s'agit un peu du même processus mais en plus long (21 ans quand même). Reste à savoir maintenant s'il s'agit là d'un one shot à part dans la carrière de A-Ha ou d'un véritable revirement de leur part . Je crains la première solution, analogue étant la plus mauvaise vente de leur carrière.
Enfin, il faut savoir que s'il n'a pas changé ma vie comme Mr Courtoux, les quelques personnes à qui je l'ai fait écouter en sont restées sur le cul. Un peu comme moi. J'espère qu'à la lecture de ce modeste papier j'aurai donné envie à quelques uns de l'écouter et surtout de le faire découvrir à leurs proches.
15:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : a-ha, pop, talk talk, sylvain courtoux
18.02.2009
foutage de gueule
je me suis écouté le dernier Loren Mazzacane Connors ce matin. C'est un artiste qu'habituellement j'aime beaucoup, capable de grandes choses avec sa guitare, de fructueuses collaborations ( Jim O' Rourke ou Suzanne Langille pour les meilleures) mais aussi de grands foutages de gueule dont le dernier en date sorti aujourd'hui se nomme the curse of midnight mary . vous connaissez le principe des unaccompanied acoustic guitar improvisation, non qu'il a sorti entre 1979 et 1980 ?? en gros voila à quoi ça ressemble : Loren seul à la guitare tentant de faire un blues hanté tout en gémissant, grommelant par dessus, le tout enregistré dans la cour avec le chien qui aboie derrière ou dans la cuisine c'est selon l'inspiration. Alors ici, rebelote.Hors, comme dans les unaccompnied... on se retrouve face à deux sentiments: soit c'est du génie pur, à nous d'en déceler la moindre parcelle, soit c'est du gros foutage de gueule et on est en droit de bien se marrer à l'écoute de cette galette ou d'être consterné au choix. Sachant que je n'y vois là aucune trace de génie....
La pochette par contre est magnifique, faut bien qu'il y ait quelque chose à sauver:

Son là :
09:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loren connors, musique, folk, jim o'rourke
17.02.2009
émoi de février
Comment défendre un disque qui joue dans une catégorie mal aimée voir pas aimée du tout, qui rebute le plus fin mélomane, qui est associée à l'adolescence, bref comment défendre un disque de métal ?????
Aucune idée.
Bon je vais tout de même essayer de vous parler de ce qui est mon disque du moi, un disque qui me parle tout particulièrement. Ce mois-ci, il s'agit donc du mémotia vetusta II: dialogue with the stars de Blut Aus Nord. Une petite présentation du groupe s'impose : Bas-Normand ( de Mondeville plus précisément, pas loin de chez moi mais on s'en fout,,,) pratiquant un black métal complexe sans concessions, parfois atmosphérique, ce groupe est devenu une référence mondiale du BM sans pour cela donner de concerts, filant des interviews au compte-goutte et n'ayant que peu de photos à dévoiler. Moralité: la seule chose sur laquelle on peut se concentrer reste leur musique.
Parlons en tiens : cet album débute par un morceau d'ambient, très doux, apaisé, calme. Evidemment ça ne durera pas. Le métal reprend ses droits et BAN le pratique de façon majestueuse. Contrairement à leurs précédents albums (mort ou odinist qui exploraient une voie sans issue, allant au bout de leur démarche, impressionnant par leur intransigeance) ils reprennent leurs travaux là où ils les avaient laissé avec The Work Wich...mais en éclaircissant le propos. Cela donne donc des morceaux complexes, longs, brillants et, malgré tout, simples, accessibles (on peut dire ici qu'il s'agit de leur premier album véritablement accessible), dans lesquels on trouve des mélodies à foison, des ambiances fortes.Ce qui force mon admiration à propos de cet album est que tout en s'ouvrant aux autres, les choeurs et l'utilisation du synthé n'y sont pas pour rien,BAN conserve une identité qui lui est propre (quand on écoute du métal, on reconnaît le son caractéristique de Blut parmi tous les autres groupes). Alors,bon, ok c'est tout de même du brutal, mais du brutal joué en finesse, accrocheur (les morceaux Disciple’s Libration (Lost in the Nine Worlds) et surtout The Formless Sphere (Beyond the Reason) sont de véritables chef-d'oeuvres, épiques, brutaux et sacrément pot-de-colle.) mais rudement bien écrit, Il s'agit là, en toute objectivité, bien évidemment, d'un des meilleurs albums de BAN (avec Mort) et accessoirement aussi de cette année qui commence de façon impressionnante.
pochette là :

et son là (extraits du memoria II)
et pour télécharger : Blut_Aus_Nord_-_2009_-_Memoria_Vetusta_II_Dialogue_With_T...
14:35 Publié dans mon disque du moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blut aus nord, métal, musique
16.02.2009
Richard Youngs
Bon commençons simple, faisons fort :
aujourd'hui : Richard Youngs et son magnifique Sapphie.

voici ce que j'en dis sur RYM :
Richard Youngs, Ecossais natif de Glasgow, connu pour ses expérimentations sonores underground et ses collaborations diverses et variées (notammant avec Kawabata Makoto d'Acid Mother Temple) commence, grâce à Sapphie, une collaboration fructueuse et passionnante avec le label Jagjaguwar. Cette première collaboration revisite, en trois morceaux, le folk de manière expérimentale.
Contrairement aux précédents albums (Youngs officie depuis 1990), excellents mais peu faciles d'accès, celui-ci se révèle être plus qu'abordable. Armé seul de sa guitare acoustique et de sa voix , Youngs nous entraîne dans les profondeurs abyssales de la mélancolie. En égal d'un Nick Drake, le format pop en moins, ses morceaux vous prennent par la main pour ne plus vous lâcher. La délicatesse de son jeu de guitare, sa voix lointaine, atonale, blanche rappelant celle d'un autre ovni du rock (Robert Wyatt) font de ce disque une sorte de classique intemporel, vous remuant les tripes comme peu d'albums savent le faire. C'est certes minimal (arpèges + voix ), expérimental (chaque morceau est composé d'une variation autour d'un motif guitaristique répété ad libitum), mais, c'est surtout d'une beauté stupéfiante, crépusculaire, qui prouve qu'avec rien on peut faire passer tout un panel d'émotions. Chaque nouvelle écoute subjugue et nous fait nous poser une question: comment un tel album a-t-il pu passer aussi inaperçu ????
une petite vidéo à l'occasion ??
14:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : richad youngs, sapphie, musique
présentation
Pour bien commencer ce blog, je pense qu'il convient de me présenter :
grand,36 ans, en surpoids, vivant en concubinage, 3 enfants (dont une de bientôt 15 ans), dépressif à mes heures perdues (que j'ai nombreuses),jeune infirmier en EHPAD, vivant dans le trou du cul du monde ( le fin fond de la Mayenne dans un village de... allez disons 4 à 500 âmes, à 2.5 kms du bourg), voila en résumé ce que je suis.
Dire que je vais réussir à entretenir ce blog régulièrement est un challenge que je vais tenter de relever (pas sur d'y arriver vu que je suis une tanche en informatique)
Allez, bon courage (à vous lecteurs occasionnels comme à moi.)
11:43 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note





