31.03.2009

Plus naze le roman photo

plus belle la vie plus fort que nous deux ???

le roman-photo qui tue : romans-photos-episode-du-mardi-31-mars-2009-episode-1187....

 

30.03.2009

threshold houseboys choir

 

Bon l'album du moi, qui arrive certes le 28, ne sera pas le love's recurring dream de Coloma, franchement il casse pas trois pattes à un canard comme on dit chez moi, bien en deçà de dovetail ou finery. Il n'est certes pas mauvais, il y a de très bonne choses dessus mais le tout n'est pas passionnant loin de là. J'aurais pu mettre le dernier Depeche Mode que j'attendais avec une impatience de pré-ado boutonneux. Mais là ce fut la douche froide, soit c'est moi qui vieillit mal soit c'est eux qui deviennent séniles. En tout cas Depeche Mode et moi on ne se comprend plus. Non, vu mon degré d'exigence légendaire, mon disque du moi de mars sera le nouvel album des excellentissimes Threshold Houseboys Choir.

Déjà, c'est quoi ce nom à coucher dehors ??Ils font quoi comme musique ?

Pour commencer on dira que Threshold est le projet d'un seul homme, j'ai nommé le légendaire Peter Christopherson. Quoi ?? ça ne vous dit rien ?? bande d'ignares va !! Peter Christopherson fut l'un des membres fondateurs et permanents du groupe Coil. Groupe qui, par ailleurs, a influencé un nombre incalculable de groupes actuels. Pour faire un raccourci plutôt rapide et assez simpliste on dira que Coil a été à l'électro ce que le Velvet Underground fut au rock des années 60 : une référence incontournable. Pour en revenir à Christopherson, il a formé Threshold en 2005 suite à la disparition tragique de John Balance en 2004 et à la fin brutale de Coil qui s'en suivit. Il sort un premier album, form grows rampant, qui prolonge les travaux de Coil tout en étant étonnamment accessible. Entre temps, parce qu'il ne faut pas s'endormir sur ses lauriers, il forme un autre groupe, avec Ivan Pavlov de Coh, Soisong et sort un EP absolument indispensable : soi-jin-no-hi. Le monsieur, donc, après plus de 30 ans de bons et loyaux services pour la musique, se dit : tiens, si je ressortais un album sous le nom de Threshold cette année ? C'est vrai quoi, j'ai pas foutu grand chose sous le nom de Soisong. Je vais faire plus fort : je vais sortir un album sous forme de 4 EP !!!

c'est ainsi que se présente cet amulet edition : 9 morceaux, oscillant entre 5 et 12 mns, d'électro barrée, minimaliste, teintée de jazz, de dub, de voix distordues, triturées,répétitives, pour un résultat à haute teneur hypnotique. Car c'est là sa principale qualité, à savoir: être complétement fascinant, tenir en haleine avec peu d'éléments. Il y a une maîtrise de l'espace, des silences peu commune chez Christopherson, qui déjà fascinait chez Coil et qui est ici accru de par le fait qu'il n'ait plus son acolyte. Il n'y a qu'à écouter ikoreek pour s'en rendre compte: rythme lancinant, limite ambient, piano délicat, jazz sous perfusion, 12 mns de bonheur.

 

21.03.2009

coup de pouce

Quelques photos d'un pote habitant quelque part dans l'Orne et qui a quand même pas mal de talent.

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sa galerie photo se trouve à cette adresse : http://www.flickr.com/photos/desmotsfred/, n'hésitez pas.

le morceau du jour (bis)

avant de découvrir le clip monty pythonesque du love etc... des Pet Shop Boys , je me disais que ce morceau était en soi un tube énorme. Le genre qui vous reste dans le crâne dès la première écoute, avec juste ce qu'il faut de nostalgie eightie's, un refrain énorme, une mélancolie qui rend ce morceau attachant, une basse encore plus énorme que le refrain. Bref, le genre de morceau électro-pop quasi parfait comme seuls savent les pondre les Pet Shop Boys, groupe à single par excellence.

la preuve ici:

20.03.2009

le morceau du jour

l'ancêtre de Suicide qui lui doit énormément je pense :

tiré de leur 1er album datant de 1968 qui est à découvrir absolument (comme aurait fait Diabologum dont il faudra que je pense à écrire une note un jour) et à ranger à côté de classiques comme le 1er Velvet ou le tago mago de Can. Un indispensable quoi !

19.03.2009

1990

En 1990, le meilleur disque du monde de la terre n'était pas violator de depeche Mode (bien que...), fear of a black planet de Public Enemy ni nowhere de Ride ou goo de Sonic Youth, non du tout !!!
Ce n'était pas non plus le 1er et seul album des La's ou le bossa-nova des Pixies, non. Le meilleur album de cette année là n'était ni anglais ni français ou américain, non. Il était distribué à peu d'exemplaires en France, triomphait dans son pays d'origine ( la Nouvelle-Zélande) et allait me marquer au fer rouge pendant de nombreuses années. La baffe ou plutôt l'uppercut que je reçus à l'écoute de ce disque fait que maintenant, 19 ans après sa sortie, je lui voue un culte immense.
Donc le monument que je vais tenter de décrire vient d'un frêle activiste punk néo-zélandais du nom de Chris Knox qui sortit en 1990 ce chef-d'oeuvre qu'est croaker.

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De quoi s'agit-il au juste ? D'un album enregistré avec trois francs six sous dans la cuisine, se contentant de l'essentiel. A savoir donc d'une guitare, d'une boîte à rythmes, d'une voix et parfois de l'ajout d'un violoncelle. Point. Vous direz : ouais mais alors ça, on a déjà entendu ça des milliers de fois , je vois pas ce qui pourrait différencier Chris Knox d'autres blaireaux qui font la même chose ailleurs et certainement en mieux. C 'est bien simple: ya pas meilleur.D'ailleurs ceux qui ont pu jeter une oreille sur ledit album n'en sont jamais revenus et tiennent Chris Knox pour un des plus grands génies du lo-fi.Pour vous situer le niveau de l'album en question, dîtes vous que croaker est au lo-fi ce que le colossal youth de Young Marble Giants est à la new-wave: un ovni sans âge que l'on peut réécouter avec la même hébétude 20 ans après.
Or donc de quoi s'agit-il ? D'un album rageur, violent dans ses propos (fuck the forests, rip em down & paint em blue ou plus loin dans la même chanson fuck the maoris, flush the bastards down the brain ou en core fuck my memories a catalogue of guilt & shame) , cruel (song of the good wife est ce qu'il m'a été donné d'entendre de plus dur sur la condition féminine et les rapports homme femme)âpre dans sa musique mais aussi d'une douceur (la voix de Knox est un pur velours, les ballades sont toutes superbes), d'un humour vâchard (grow spurth est à pisser de rire), d'une simplicité à en pleurer (3 accords par chansons pas plus, un guitariste débutant pourrait jouer la plupart de ses morceaux) bref c'est sans fioritures, proche de l'os, dénudé et pourtant très riche, difficile et d'une simplicité d'accès déconcertante.Je vous l'ai déjà dit plus haut: y a pas meilleur. Dans un monde juste Chris Knox serait une star mondiale et croaker serait au panthéon à côté d'albums comme le funhouse des Stooges, le revolver des Beatles ou le pink moon de Nick Drake. Malheureusement, Chris Knox n'en est pas là mais je pense que le fait d'être une légende voir une institution en Nouvelle-Zélande lui suffit amplement. En attendant pour découvrir de quoi est capable ce grand activiste de la pop, une petite vidéo de son morceau le plus accessible tiré de l'album précédent croaker : seizure (qui, lui aussi, est une merveille). Not given lightly.

17.03.2009

torpeur

 

Bon, je recommence un peu à vivre après la bien triste nouvelle de ce samedi 14 mars de malheur.

Il fait beau, je suis en repos après un long week-end de travail. J'en ai profité pour aller tailler les ronces, me scarifier les bras pour faire croire que je me suis battu avec les matous de la maison pour la possession de la femelle. fait du vélo pour me donner bonne conscience. Bref je me suis réveillé (un peu, pas trop quand même), donné quelques signes de vie chez moi, je suis sorti de ma pièce, de mon antre. Et ce pour le plus grand bonheur de mes proches qui m'avaient pas vu dans cet état depuis au moins trois ans.

Pour fêter ce retour en forme parmis les vivants donc :

 

 

15.03.2009

RIP

 

11.03.2009

la chanson française...


...moi, ça me gonfle !!!

Je sais, c'est pas une nouvelle, je pense pas être le seul dans ce cas mais là, j'en ai marre.

Je n'ose plus allumer la radio en ce moment de peur de découvrir une nouvelle horreur pondue par un de ces groupes insignifiants dont on entendra plus parler dans 1 an.

Dernier exemple en date , l'album ride on a brand new time de NLF3 Trio. Bon, là l'exemple n'est pas forcément le meilleur, ce groupe existant déjà depuis 2000, étant à son 4ème album, ne chantant pas et ayant des titres anglais. Il n'empêche, quand vous lisez dans certains journaux qu'il s'agit là de la réponse française à un groupe comme TV On The Radio, il y aurait de quoi se gausser si les bras ainsi que la mâchoire n'étaient pas déjà tombés. Pour être honnête, le peu que j'ai écouté (entendu) de cet album, 4 morceaux, m'a fait fuir à toutes jambes. Totalement dénué d'intérêt, plat comme l'electro-encéphalogramme de Loana, ça m'a rappelé vaguement du mauvais Air (on appelle cela un pléonasme ).Bon, allez, ok, c'est de la mauvaise foi pure: ce groupe, on ne l'entend absolument pas sur les ondes, ni ailleurs. Cependant je vous assure que c'est vraiment pas terrible (et c'est un euphémisme).

Mais là n'est pas le pire. Il y en a deux que je ne supporte pas, qui me filent de l'urticaire dès que je les entends, qui me donnent envie de jeter le poste, la chaîne par la fenêtre,d'écorcher chats, femme et enfants dès que j'en entends une note. Ces champions du monde dans leur catégorie, pires que Calogéro, Zazie, Christophe Maé réunis, pires que les enfoirés (parce qu'adoubés par la critique), il s'agit du slammer à mémére disque inter, qui, parce qu'il a écouté tout Jacques Brel , tient à nous les gonfler et montrer au monde entier qu'il est cultivé avec ses références à deux balles. Bref, Abd Al malick me troue le cul avec ses airs de donneur de leçons qui a tout compris à la vie. Ce poseur, qui s'écoute parler plus qu'il ne chante, ce BHL du rap m'insupporte au plus haut point. Dès qu'il l'ouvre, je ferme le poste (télé comme radio). La seule fois où j'ai commencé à l'écouter, il a débité tant d'inepties, de lieux communs et de poncifs, et ce en moins de 8 secondes, que je n'ai pas pu m'empêcher d'éclater de rire devant tant de connerie (avec un peu de recul je me rends compte que là, moi aussi, je ne débite que des lieux communs que je ne vaux guère mieux que celui sur lequel je bave mais nom de dieu de bon dieu, ça fait un bien fou.). Ce mec donc, n'a pas une once d'humour sur soi, se permet dans ses albums de faire des références même pas subtiles (de celles qui font plaisir aux critiques), croit qu'en engageant les arrangeurs et musiciens de Brel il héritera du talent du sieur sus cité et enfin écrit des textes d'une lourdeur telle qu' Elmer Food Beat passerait pour du Beaudelaire. Bref ce gars est à mes yeux le degré zéro de la chanson française, le mec à faire passer Bézu, Licence IV ou Patrick Sébastien pour de véritables anars ou Bénabar pour le nouveau Brel. Rien que pour ces faits il mérite mon courroux, ma ire, qu'on lui jette l'opprobre.

Mais il n'est pas le seul, faut bien rétablir l'égalité des sexes. L'autre, donc, que je ne supporte pas, c'est hypokhâgne mon ami, moi je fais de l'expérimentation musicale inédite en France moi Môssieur, la Björk je te la bouffe toute crue moi Madame.Je fais de la musique bobo par excellence avec une prise de risque millimétrée (pas trop non plus, faut que le public arrive à suivre hein?!!) bien coupée autour des oreilles.

Camille donc, puisque c'est bien d'elle dont je parle, me hérisse les poils dès que je l'entends, me donne des envies de meurtres. Tout chez elle sent la pose, le calcul, la sueur, l'effort, rien ne semble spontané, tout paraît prétentieux, vide. Laborieux est l'adjectif qui me vient à l'esprit quand je l'entends.Sensuel quand je la vois, mais ça c'est une autre histoire, hormonale je suppose.

Que ces deux artistes existent, ça ne me dérange pas, il en faut pour tous les goûts ; ce qui me gêne ici, c'est la médiatisation dont ils ont pu faire l'objet. Outrancière, jusqu'à l'écoeurement, invités sur tous les plateaux télés ou radios, presse exceptionnelle (couv des inrocks notamment), on encense la prise de risque de l'une, les textes profonds de l'autre mais on ne fait en aucun cas écho du manque de talent qui transpire dans l'un comme dans l'autre. Le seul véritable talent qui ressort ici est celui du plan marketing orchestré au millimétre et dans lequel plongent les médias comme un seul homme.Mais bon ,c'est pas nouveau, je vais pas refaire le monde, seulement pousser un coup de gueule qui ne servira qu'à moi, à me défouler.

Sur ce , je vais mettre en avant un des génies de la scène française dont on ne parle jamais, un Nick Drake qui restera aussi inconnu que lui de son vivant et dont on risque de ne jamais parler à sa mort : Johan Asherton

il fallait que ce soit dit

10.03.2009

Labradford

 

 

Désolé pour cet intermède d'une longueur certaine, mais je dois avouer qu'en ce moment j'avais d'autres chats à fouetter (voir écorcher) que de me mettre à écrire une nouvelle chronique, rubrique, lubrique (barrez la mention inutile). Ennuis financiers non résolus pour l'instant ( en suspens dirons nous), petite déprime non résolue pour l'instant (en suspens …) et surtout, surtout, rien ou pas grand chose de consistant à se mettre entre les oreilles. Bon, ok, j'ai pu me mettre quelque films plutôt bons voir très bons ces derniers temps dans les mirettes : l'excellent Harvey Milk de GVS, le magnifique Rebecca de Sir Alfred Hitchcock et enfin l'impressionnant documenteur animé d'Ari Folman: Valse Avec Bashir. Tout ça est vraiment très bon mais non, pas l'envie, pas le goût, rien.

Alors pour m'accompagner dans ma pseudo dépression quoi de plus réjouissant que de retourner aux fondamentaux ?

En l'occurence un Labradford fera très bien l'affaire, histoire de m'accompagner bien au fond du trou. N'importe quel album de toutes façons même si j'ai une petite préférence pour l'éponyme Labradford blanc.

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Leur musique, éthérée, simple, épurée, est un peu comme une sorte d'haikü. On ne retient d'elle que l'essentiel, elle s'adresse directement aux tripes sans passer par le cerveau. Pas besoin de réfléchir, ça repose. Elle convient donc très bien dans les moments de recueillement, de solitude. Elle me convient parfaitement.

PS : Après réécoute, je crois que je mettrais en sus mi media naranja dans mes préférés de ce groupe.

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