30.06.2009
le morceau du jour
Je sais je suis une feignasse, ça me permet de pondre une note en moins de cinq minutes et d'avoir l'air crédible. C'est facile mais j'assume. Donc le morceau du jour c'est matrice de Manset tiré d'un de ses meilleurs albums sorti à ce jour : matrice. C'est en tout cas cet album qui m'a permis d'entrer dans son monde très particulier et intransigeant. Bon c'est pas le meilleur morceau de l'album, camion bâché, toutes choses ou filles des jardins sont bien meilleures mais c'est le seul morceau dispo sur youtube. Enjoy !
21:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manset, matrice
29.06.2009
afghan weeds
Je sais le jeu de mot est facile mais il décrit parfaitement mon ressenti par rapport à cette galette. J'expliquais dans ma note sur les coccinelles que j'avais un rapport particulier avec leur album big lupu, quelque chose de très profond et intime. Pour tout dire, j'entretiens un peu le même rapport avec le gentlemen d'Afghan Whigs mais de façon plus intense encore. Voici un album que j'ai découvert à sa sortie, en 1993 (je sais, je commence à me faire vieux), et qui ne m'a jamais lâché. J'ai été saisi par ce qu'il dégageait, ce désespoir, cette rage, ça m'a pris aux tripes, viscéralement. Il y a quelque chose dans ce disque que je n'ai quasiment jamais trouvé ailleurs, une unité entre les textes, le chant la musique qui forment un tout indissociable, quelque chose de massif et inattaquable. Souvent comparé à Nirvana à l'époque, je n'ai jamais vraiment compris pourquoi. Nirvana prenait sa source dans le rock, la pop, eux vont directement puiser la leur dans la soul. Et c'est là pour moi toute la supériorité des Afghan Whigs sur Nirvana: eux s'adressent directement à l'âme via les tripes tandis que Nirvana ne s'adresse qu'aux tripes. Loin de moi l'idée de contester l'excellence de Nirvana, in utero est un très grand album, mais je ne comprends pas pourquoi l'histoire de la musique a retenu Nirvana et non les Afghan Whigs. Enfin si, un peu : le suicide à 27 ans dans un CV est toujours plus impressionnant que la bonne santé affichée d'un leader aussi névrosé soit-il. Car oui, gentlemen est un album de névrosé étalant son mal-être à la face du monde, n'hésitant pas à dégueuler ses tripes. Il suffit de lire les paroles pour voir que le gars Dulli n'est pas ce qu'on peut appeler un modèle de sociabilité, son rapport aux femmes paraît quelque peu compliqué. Ou alors très frontal. Une preuve : ladies, let me tell you about myself, i got a dick for a brain and my brain is gonna sell my ass to you déclare-t-il en préambule de be sweet et toujours dans le même morceau : 'cause she wants love and i still want to fuck. Charmant, non ? Cru certes mais il a l'avantage d'être honnête, de ne pas prendre de gants, d'aller là où ça fait mal. Il s'adresse pour moi directement à l'âme ou plus précisément à ses blessures. Le ton est grave, solennel, on est pas là pour se fendre la gueule. C'est ce qu'il faut savoir avant de rentrer dedans car Dulli étale ce qu'il a de plus sombre en lui, il n'y a aucune lumière dans ce disque sauf peut-être broher woodrow-closing prayer, instrumental qui clôt l'album de façon assez lumineuse, laissant entrevoir un peu d'espoir. On y entre par un if i were going minimaliste, quelque percus, un souffle malsain, une guitare seule qui emplit l'espace et enfin la voix de Dulli, grave.
C'est tendu, simple et se termine par l'introduction d'une batterie qui débutera le second morceau qui, lui, donnera véritablement le ton de ce qui va suivre : à savoir une succession de morceaux explosifs, secs comme des coups de trique mais aussi viscérals, fièvreux, urgents, absolument sincères. Gentlemen donc , le morceau qui suit if i were going, illustre au poil cette folie furieuse qui règne dans cet album. A peine apaisée par 3 morceaux très soul : when we two parted, my curse ou la reprise d'un morceau de soul de Tyrone Davis, i keep coming back. Soul certes mais alors déchirée la soul, en plein bad trip, cherchant une corde pour en finir, bref absolument poignante. Et puis, comme dans le big lupu, il y a un morceau, énorme, une pépite qui se détache de l'ensemble, le genre de morceau que je rêverais d'écrire si j'étais musicien : what jail is like. Un morceau étrangement pop, étrangement abordable qui détonne du reste tout en s'y incrustant de façon remarquable, un morceau où l'on sent poindre des regrets, de la mélancolie où ces sentiments prennent le dessus sur la rage qui est la clef de voûte de cet édifice. Quelque chose d'inédit, qui ne se reproduira pas après ou alors seulement dans les morceaux calmes. Bref, Dulli avec cet album, a ouvert une plaie sur son inconscient torturé. Ca pourrait être obscène, voyeuriste, malsain, c'est poignant et remarquable. Je me demande comment l'aurait interprété Freud. Toujours est-il qu'il valait mieux que ce soit mis en musique plutôt que réellement vécu. Depuis je ne sais pas si Dulli va mieux mais il est des dépressions qui font chaud au coeur.
11:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghan whigs, nirvana
28.06.2009
vous souvenez-vous ?
Noe Willer : toi, femme publique. Hormis la chorégraphie propre à ces années là (franchement comique me direz-vous) Que dire de cette bouse nauséabonde ? ça a cartonné dans les années 80 comme d'hab', la musiqe vaut ce qu'elle vaut ( de la MEB griffée annes 80) mais alors côté paroles je crois que là ça dépasse les bornes de la connerie. extrait : "femme publique, dans ta tête tu es pudique; femme publique, même si tu leur prends du fric... femme publique, tu connais bien la musique; femme publique, chaque rencontre est magique; femme publique, tu te rappelles plus de rien quand arrive le petit matin." Celui qui a pondu ça devrait être molesté sur la place publique façon Monthy Python dans la vie de brian. Ou alors retourner à l'anonymat le plus complet. Ce qui est arrivé à Noe Willer, l'infâme publique.
09:26 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : noe willer, années 80
27.06.2009
les bêtes à bon dieu
En 1992, lors de ma seule année de f(n)ac, comme je vous l'ai déjà dit, j'étais plus assidu à la fnac qu'aux cours. J'en profitais pour faire un nombre de découvertes incroyables pour le néophite que j'étais en musique (internet et le téléchargement n'existaient point encore ma bonne dame) . Pas mal des disques achetés à cette époque là ont fini dans mes étagères à cd, prenant la poussière plus que de raison. D'autres, peu à vrai dire, sont régulièrement dépoussiérés et écoutés (le premier Ride, loveless de MBV, ting des Nits, understand de Brian...) et d'autres occupent une place particulière chez moi. C'est le cas ici du big lupu de 22-Pistepirkko. Celui-là m'a toujours accompagné depuis sa sortie jusqu'à maintenant. Vous dire ce qui m'a séduit dans ce petit disque venu de Finlande m'est impossible. Enfin je vais essayer. Le nom d'abord, imprononçable, chiant au possible (t'écoutes quoi toi ?? 22 machin truc , je m'souviens plus, c'est trop compliqué à dire) puis tout je crois : de la musique (ce mélange blues planant, pop, psyché, acoustique, électrique, unique, inédit pour l'époque-et même encore maintenant- en faisait un peu une sorte d'ovni) , au chant (particulier il faut le dire, on a envie de demander au chanteur de retirer la pince à linge qu'il a sur le pif.) en passant par la production (aérienne, froide tout en étant d'une chaleur incroyable) et puis bon, il faut tout de même avouer que les gars savaient y faire pour écrire des chansons indécrottables, redoutables. Ça vous rentre dans le ciboulot et ça vous lâche plus. Ça vous marque à vie sans que vous vous en rendiez vraiment compte : c'est léger, ça se consomme sans modération, pas de risque de gueule de bois après mais ça vous créé une dépendance immense, immédiate. Enfin moi, c'est ce qu'il m'est arrivé. Impossible de décrocher. bubblegum couple, birdy, papa, swamp blues ou encore don't say i'm so evil font partie intégrante de mon moi, de mes gênes.
Du premier accord de guitare de bubblegum couple jusqu'au dernier souffle de synthé de hawk walk je me suis senti happé, sans défenses et content de l'être. Ce disque sait charmer ses auditeurs par son univers particulier, étrange et malgrè tout familier (on est quand même sur le terrain du blues, de la pop, en terrain connu certes mais complétement refaçonné par ces finlandais fous.). Et puis, faut avouer quand même qu'il y a dans cet album un morceau incontournable, énorme, d'une beauté saisissante : birdy, que vous allez découvrir dans la vidéo ci-dessous, m'a marqué au fer rouge: des arrangements simples, un refrain qui s'incruste et ne vous lâche plus, une mélancolie qui en fait de même; une chose festive et triste à la fois, un parfait résumé de ce que peut être une vie; bref, une perfect pop song faite par un obscur groupe de blues finlandais. Les 22-Pistepirkko ne sont plus à un anachronisme prés.
Autrement, je dois vous expliquer un peu 22-Pistepirkko : à la base il s'agit d'un trio. Composé d'Askö Keranen, PK et Espe. Je sais vous vous en foutez mais lors de l'album précédent bare bone nest, s'est rajouté un quatrième larron jamais évoqué dans les biographies diverse et variées du groupe, Rikku Mattila. Le problème avec ce Mattila est que c'est lui qui a inspiré ce son si particulier, cette ambiance propre au groupe, il est le producteur des albums bare bone nest et big lupu. Il joue de la basse et tout ce qui a trait aux synthés. Si big lupu peut être considéré comme le sommet de la carrière des finlandais c'est en partie grâce à Mattila qui a su insuffler la folie et le grand n'importe quoi à cette époque. Les productions suivantes du groupe ne feront que confirmer cette impression, celle d'un groupe en chute libre répétant jusqu'à plus soif la même formule apprise par coeur. Il y aura bien quelques sursauts (un en fait : l'album eleven) mais chaque album étant la copie conforme du précedent en moins inspiré, on se retrouve face à un groupe s'auto-parodiant.
Sinon si vous voulez savoir ce que veut dire 22-Pistepirkko, il s'agit des 22 tâches qui ornent les coccinelles. Mignon, non ?
09:14 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : 1992, 22-pistepirkko
26.06.2009
king is gone .... but he's forgotten
Mickael Jackson est mort. La nouvelle est tombée ce matin. J'arrive au boulot, la gueule enfarinée, et le premier truc qu'on me dit c'est ça. Jackson est mort. Ouais ???!!!! et ben je m'en fous. Moi Jackson, hormis quelque tubes de thriller ou off the wall, ça m'en touche une sans faire bouger l'autre. Alors qu'on en fasse les gros titres des journaux télévisés ou radios, la une des inrocks ou autres journaux de presse écrite, je dois avouer que ça me gonfle tout particulièrement. Ce matin, ça n'a été que ça, Jackson par ci, Jackson par là. Mais bordel, on nous entube de toutes parts, et ce sans vaseline, on ne dit rien. Et là pour un abruti qui a pondu 2 ou 3 tubes dans les années 80, s'est autoproclamé roi de la pop (c'te blague tiens et pourquoi pas Mozart du R'n'B ? ou Johnny Halliday de la variété mondiale ?) n'a plus rien fait depuis, et a eu une vie de pauvre riche de merde on nous en fait des caisses. Par contre très peu ou rien sur Sky Saxon le chanteur des Seeds groupe aussi légendaire que le 13th Floors Elevator dont je parlais il y a peu. Et Farah Fawcett, qui a fait fantasmé bon nombre de jeunes mâles prépubères ? Quelques lignes et puis s'en va. Bref, il est mort, tant pis pour lui et tant mieux pour nos oreilles. Je lui préfère de très loin Prince qui lui a véritablement eu du génie dans les années 80 en pondant une tripotée d'excellents albums et a su rester digne au fil des années et ce malgrè la qualité discutable de sa production ces dernières années.Paix à son âme et passons à autre chose.
16:13 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mickael jackson, prince, seeds
24.06.2009
Vous souvenez-vous ?
Ahhhhhh !!!!!!!!!!! je suis sur que ça vous a manqué. Allez , faîtes pas les chiens. Avouez le !!! Une dose de musique de merde ça peut pas faire de mal , non ?? Et puis une absence de deux semaines, ça créé comme un vide. Je vois dans votre oeil que les années 80 vous manquent. Et bien pour mon retour parmi les morts je vous propose du lourd, du très très lourd. Une chanson qui a du chien (ouais je sais c'est très facile !!) de Jean-Michel Gascuel. Souvenez-vous de ce tube flippant à souhait aux paroles vaguement ésotérique :" j'ai peur de mourir et j'ai peur du téléphone." ou encore "parle moi de tes peurs mais ne dit pas que t'as peur" (horst ?), oui !!! le chien aux yeux jaunes !!! vous vous le remettez ? Et bien si vous ne connaissez pas, vous allez pouvoir combler cette lacune immense !!!! Ne me remerciez pas, c'est naturel.
Ce sous-Christophe n'a jamais rien fait depuis. C'est pas plus mal me direz-vous. Bon courage.
16:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : jean-michel gascuel, années 80
23.06.2009
ma fête de la musique
La fête de la musique c'est pas terrible terrible mais ça permet de prendre des photos sympas.


10:04 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.06.2009
les déconseils du jour
Dans mes déconseils du jour ou de la semaine c'est selon, un bon paquet pourrait faire partie des albums recommandés par les inrocks. Savez vous d'ailleurs comment se fait la sélection des meilleurs albums chez eux ? C'est assez simple en fait :
- soit il s'agit de l'album d'un groupe intéressant à côté duquel ils sont passés lors de leur précédente sortie et pour rattrapper le coup ils encensent l'album suivant qui est franchement mauvais. L'exemple le plus flagrant cette année reste celui de Fever Ray : la chanteuse de The Knife, dont l'excellent album silent shout sorti il y a deux ans est passé complétement inaperçu chez eux ( problème de transmissions je suppose, l'album n'a pas du ou pu parvenir jusqu'à leur rédaction alors qu'il a été encensé partout ailleurs) sort cette année du sous-The Knife peu inspiré franchement chiant et v'la t'y pas que les inrocks, en retard d'un bon wagon comme d'hab', s'emparent de la chose et la portent sur un piédestal. Le hic ici est que la chose pue des pieds et des dessous de bras, sent l'effort à plein nez, la formule apprise par coeur ailleurs. Bref, c'est pas terrible.
- soit il s'agit d'un groupe ou d'une personne qu'ils ont défendu avant et qui sort un nouvel album dont on leur a dit de dire du bien sinon pas de crédits. L'exemple parfait se nomme Placebo. Battle for the sun est sorti il y a peu, décrit par les inrocks comme l'album de la renaissance, de la remise en question. Je cite : "Chez Placebo, l'heure de la remise en question a enfin sonné : loin du routinier et patraque Meds, on redécouvre un groupe cinglant et ambitieux, porté à bout de bras par un Brian Molko..." On veut bien croire, hein ! Seulement à l'écoute... ben ça reste du Placebo. Sans grands changements, avec des arrangements un peu plus chiadés, quelques cuivres. Placebo a tout dit en deux albums, le reste n'a été jusque là que redite et le dernier ne fait pas exception.
Bon tout ça pour en arriver à un de mes déconseils du jour qui fera à coup sur parti des conseils des inrocks : le dernier album de Gossip : music for men. Bon pour tout dire, je ne connaissais pas. Il traînait sur le net, je l'ai ramassé. Et j'ai fini le par le rejeter. Faut pas déconner non plus hein ?!!! Si vous voulez, les trois premiers titres font illusion. dimestore diamond, heavy cross et 8th wonder sont de petites bombes pop un peu furieuses et pas mal branlées. Laissant présager un excellent album au final. A partir de love long distance là, c'est la vrille. Ca devient du n'importe quoi, une sorte de dance music pourrie braillée par une poissonnière de Marseille. Insupportable. Et le pire reste à venir : pop goes the world. Quoi dire là-dessus si ce n'est que ça a déjà été fait des milliers de fois en bien meilleur. Ce mélange pop, punk, disco-dance est rance comme c'est pas permis. A partir de là je suis allé écorcher mes chats parce qu'il fallait bien que je passe mes nerfs sur quelque chose. Ils y sont pour rien mais ça soulage.
Bon, après ce premier déconseil, le second. La vieillesse peut être parfois formidable. Prenez Robert Wyatt : plus il avance en âge, plus il s'affine. Chaque album est excellent, il est hors d'âge et son inspiration semble inépuisable. La vieillesse peut être parfois moins formidable : prenez par exemple Dylan. Son inspiration semble fluctuante : après un modern times catastrophique, le vieux sort cette année un album plus qu'honorable, renouant parfois avec l'inspiration de ses meilleures années. La vieillesse peut encore être désastreuse : le dernier Neil Young, forkroad, est absolument inécoutable, épouvantable, une caricature de ce qu'il a été. A un moment il faut savoir dire stop et sortir ses archives. C'est ce qu'a fait Neil Young à qui il reste un brin de lucidité. Et enfin la vieillesse peut être un naufrage. Et là j'en arrive à mon second déconseil. Lee Perry a été un génie qui, à lui seul, a fait avancer le reggae et le dub à pas de géant. Il est un peu l'équivalent au reggae de ce qu'a pu être Coltrane au jazz, Dylan à la folk, Mozart au classique et Frédéric François à la chanson française post-ménopause. Un phare, une balise, un exemple. Alors quand on apprend que le sieur sort de sa retraite dorée en Suisse pour sortir un nouvel album, ben on en frémit d'impatience. Et quand on apprend que ce sont des relectures dub de ses succès antérieurs avec les upsetters là, on commence à tiquer. Ensuite quand on voit la pochette, là on a peur. c'est digne des pires pochettes dont le sieur Beachboy nous affuble régulièrement sur des forums divers et variés. Puis quand on passe à l'écoute, on fuit. Aux toilettes d'abord. Et une fois remis du choc on pense à jeter le PC par la fenêtre. Puis on se ravise. Et on se pose des questions. Pourquoi se sont-ils mis à trois ( Dubbstandart et Ari Up )pour pondre cette chose ? Que vient foutre le sample d'oxygene de Jean Michel Jarre (et c'est pas une connerie en plus) dans cette galère ? Pourquoi ?? oui pourquoi ? Perry a-t-il besoin de fric ? probablement. Comment a-t-il pu donner son consentement, voir participer, à ce disque ? Hein, Comment ??? Il faut savoir aussi que cette chose dure pas loin de deux heures, c'est un double !!!!!!! Et là on se dit : soit il a perdu l'audition et on lui filerait bien rendez-vous chez l'ORL qu'il lui remette tout ça en ordre, soit il est atteint de démence sénile et là il y a plus rien à faire, à part le mettre sous tutelle. Soit rien du tout et on est trop cons pour espérer quoi que ce soit d'un vieillard atteint d'alzheimer. Me concernant, je pencherais pour la troisième solution. Va falloir que j'arrête les frais.

09:48 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lee perry, the knife, placebo, gossip, les inrocks
21.06.2009
saloperie de fête des pères
Aujourd'hui, c'est la fête de la musique et, accessoirement, la fête des pères. Pour ma fête, voici ce que j'ai eu de la part de ma fille de 15 ans:

Alors je vous pose la question en toute franchise, les yeux dans les yeux, toute honte bue : Quand est-ce parti en vrille ? Ai-je loupé une étape dans son éducation ? Suis-je responsable de sa niaiserie ? Ai-je un congélateur suffisamment grand pour l'accueillir dans deux semaines ? Je vous dis ça pour vous prévenir, vous, pères d'enfants encore jeunes et innocents, REFLECHISSEZ !!!! Car dans plusieurs années, quand il ou elle vous offrira un dessin de cet acabit, vous réfléchirez au sens de votre vie et tomberez dans une profonde dépression. Ne me dîtes pas que vous n'avez pas été prévenus. A bon entendeur.....
19:35 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : fête des pères
red is blues
Qu'en est-il du blues aujourd'hui ??? hein ??? je vous le demande tiens. Bon, pour tout vous dire, le blues j'y connais pas grand chose hormis les fondamentaux comme Robert Johnson, Son House, Blind Willie Mc Tell, Mississipi John Hurt, Paul Personne (ah non tiens, pas lui, ce serait plutôt à classer dans la catégorie BDM -blues de merde-), Skip James (probablement ce que je préfère en blues) ou encore Cat-Iron. Si on pousse un peu plus loin disons que le blues électrifié pour moi s'arrête à Hendrix ou encore au Gun Club. Le reste, Eric Bibb, Poppa Chubby, Gary Moore ou autres daubes de cet acabit me donne franchement envie de vomir. Hein ????? Euh... oui , pardon j'oubliais aussi, mais là c'est un peu hors catégorie, des bluesmen géniaux comme Ali Farka Touré ou encore Boubacar traoré. Or donc, pour moi le blues que j'aime se réduit au format accoustique et principalement américain avec des exceptions (nombreuses par ailleurs) africaines. Mais point français. Mais bon , je vous vois venir, vous allez me dire : il faut toujours une exception à la règle. Et là, magnanime, je vous direz : ben ouais.Alors quelle peut être cette exception française ? Je ne sais pas si vous vous souvenez mais Olivier Lambin a sorti en 2000 un véritable ovni du nom de felk.
C'est qui déjà Olivier Lambin me direz-vous ? c'est la tête pensante du groupe (?) Red (red parce que Olivier Lambin est roux). En 2000 donc, avec l'aide de Noel Akchoté (en gros felk sort sur son label rectangle), Red sort son premier album. Et là, choc ! ça ne ressemble à rien de connu ou alors à du Loren Mazzacane Connors en très très grande forme. C'est du blues, très organique, très sale, enregistré dans la cuisine en 15 jours auquel on aurait ajouté une énorme pincée d'électro. Pour faire simple on dira que c'est du blues expérimental. Dis comme ça c'est assez repoussant mais à l'écoute c'est détonnant et ne ressemble à rien (dans ce cas c'est plus un compliment qu'une critique). Red ne s'autorise aucune retenue dans le son : ses mômes sont parti prenante dans l'enregistrement du disque, on entend de ci de là un chien, des klaxons, c'est fait avec les pieds (du moins c'est l'impression qu'on en a) mais c'est formidable. C'est crade au possible, la voix est rocailleuse et scande plus qu'elle ne chante. En cela il se rapproche beaucoup plus de l'essence du blues que n'importe quel tâcheron comme Personne ne saurait le faire. Le blues pour Red est malsain, hanté, tendu, va à l'essentiel. Il suffit de jeter une oreille sur son "baby please don't go" d'ouverture pour s'en apercevoir, on croirait entendre Skip James revenu d'entre les morts. C'est effrayant et fascinant. Ces deux sentiments d'ailleurs ne nous lâcheront pas tout du long de l'album car Red sait marier comme jamais l'électronique la plus expérimentale, essentielle, avec le blues le plus primitif. On a l'impression qu'il veut adapter le blues à son époque mais que celui-ci n'en a aucune envie, lui disant d'aller se faire foutre ou alors lui criant un énorme ta gueule pour bien lui faire comprendre que rien ne le domptera et surtout pas un blanc-bec de son espèce. Et pourtant, en matière de blues je n'ai pas entendu meilleur depuis. Et j'ai rarement entendu aussi bon avant. Olivier Lambin a su capter l'esprit du blues, le mettre en danger pour mieux le réinventer. M'est avis que si Robert Johnson avait fait un disque ces dernières années, il aurait foutrement ressemblé à ce qu'a produit Red avec felk. Grand disque donc.
10:39 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : red, noel akchoté, paul personne





