28.09.2009
lèvres de feu
Vous savez quoi ? les Flaming Lips, jusqu'à maintenant ça m'a toujours fait chier. Vous vous en foutez ?? J'ai essayé d'aimer aussi fort que j'ai pu le soft bulletin, je l'ai écouté, réécouté, retourné dans tous les sens mais rien n'y faisait. Je me faisais chier comme un rat mort. C'était vide, creux, boursoufflé. Yoshimi par contre était meilleur. Pas encore ça mais bon on sentait poindre l'espoir d'un bon album pour les Flaming. La suite, en roue libre, ne laissait rien présager de bon quant à l'avenir de ce groupe. Confirmé par un christmas on mars très, mais alors très mauvais. Bon en même temps il s'agissait en quelque sorte d'une B.O. C'était pas très très inspiré (c'est un doux euphémisme) mais ça remplissait son office. Bref, les Flaming Lips jusque là m'en touchaient une sans faire bouger l'autre. Jusqu'à embryonic. Dernier album en date, qui lui, envoie littéralement tout valser. Pour faire simple, Wayne Coyne, avant de commencer l'album, a du s'envoyer l'intégrale de Neu ! Can et autres groupes krautrock !! Bien lui en a pris. Quand on écoute les morceaux d'introduction, on ne peut être que sur le cul. Convinced of the hex est un putain de grand morceau !!!! Ca commence comme du Flaming Lips habituel, bordélique, qui va dans tous les sens. Puis arrive la basse, énorme, qui vient remettre tout en rang, suit après la batterie, martiale, proche du mushroom de Can (combien de morceaux doivent à cette rythmique de fou , je ne saurais le dire !!) et le morceau se met à décoller pour ne plus jamais attérir. Un morceau d'anthologie en somme. Le truc que je vais m'écouter en boucle quelques semaines avant de pouvoir passer au reste de l'album. The sparrow looks up at the machine, morceau suivant, me fait plus ou moins le même effet, une mélancolie tenace venant se glisser en sus dans le morceau. Là je me dis que c'est du lourd et que je tiens le meilleur album des Flaming Lips, haut la main. Le reste, que je ne détaillerai pas (pas spécialement envie et surtout pas assez d'écoutes/recul), est à l'avenant, avec de grands morceaux et d'autres assez anecdotiques. Le gros reproche que je lui ferai, à cet excellent album, c'est d'être trop bourré jusqu'à la gueule. 18 morceaux, pour 70 minutes, c'est beaucoup trop long. 5-6 morceaux en moins (notamment i can be a frog, inutile.) et ç'aurait été parfait. Mais bon l'effort est plus que louable et j'en ai retiré, je dois l'avouer, énormément de plaisir. Fait qui ne m'était plus arrivé chez eux depuis le formidable clouds taste metallic. Comme quoi je suis vraiment de mauvaise foi : j'ai aimé, voir adoré, les Flaming Lips avant cet album.Sucker !!
09:53 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : flaming lips, can
23.09.2009
en attendant...il fait soleil
C'est sous ce titre fort malin (faut bien que je m'auto-congratule bande de connasses !!) que je tiens à parler d'un français passé aux oubliettes car très très discret. Non ce n'est pas Miossec ou encore Dominique A (en matière de discrétion on a connu mieux) ni même -M- et encore moins Jean-Louis Murat (dont le dernier album est assez catastrophique soit dit en passant). Non, il s'agit là d'un gars qui est apparu presque en même temps que les deux premiers (début des années 90 donc, ça nous rajeunit pas, hein ma bonne dame !!!) mais qui n'a jamais eu l'aura de Miossec ou A. Trop revêche, pas assez de charisme, bougon, mal aimable et j'en passe Silvain Vanot n'a non plus jamais rien fait pour son image de marque. La preuve ??? Après son excellent il fait soleil, du temps où il enregistrait avec des moyens décents, un studio à disposition, une major qui le soutenait, bref quand il était chanteur à succès (enfin c'est tout de même très relatif), il a préféré jouer au chanteur maudit, se terrer dans un mutisme proche d'un Syd Barrett, vivre en reclus, sortir des concepts albums de trois ou quatre heures où il développait un minimalisme à faire pâlir de jalousie Lou Reed période metal music machine, finir sa vie à sniffer de l'eucalyptus, fuir le succès de peur qu'il ne se sauve (à vous de rayer la mention inutile). Bon, trêve de conneries, lâché par sa maison de disque car pas assez vendeur, lâché par les critiques ( et des commentaires de Lenoir plutôt édifiant du style : ouais je trouve que ton album il est bien mais pas assez rock -traduire : on se fait putain de chier sur ton disque !!-) , lâché par tous quoi (sa femme, son chien, ses fans, ses musiciens, sa prothèse capillaire), il a fallu que Vanot se reconstruise, se fasse sortir de sa profonde dépression, de son addiction à l'alcool, et toutes les substances illégales (notamment le petrol hann de Dominique A-avec qui une haine tenace subsiste-) par Julio Reyes (producteur du dernier Pagny) pour qu'il se mette enfin à chanter en latin rigoriste et trouve par là-même un auditoire différent de ces bobos dépressifs auxquels il semblait s'adresser. C'est donc un Vanot heureux,un Vanot libéré, un Vanot martyrisé mais un Vanot libre, le sourire aux lèvres, qui nous livre un bethesda absolument sublime le 29 septembre prochain, proche dans l'esprit du dernier Héléne S'égara revisité par Benoît sixteen. Un chef-d'oeuvre contemporain à faire passer Murat pour un bleubite, Rénan Luce pour un sous-Renaud ( ah merde c'est déjà fait ça) et Brigitte Fontaine pour une bonne soeur. Bon hormis le fait que, ô joie, Vanot sorte enfin un nouvel album nommé de fait bethesda, tout ce qui a précédé est un tissu de conneries d'une âme un brin fatiguée par de dures journées de labeur. Veuiilez excusez mes divagations hasardeuses. Merci.
21:29 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : silvain vanot, dominique a, rénand luce
18.09.2009
la déception du jour
Juste une note qui fait suite à celle faite il y a quelques jours sur Gary Higgins. Alors, je viens d'avoir le fameux skeud entre les oreilles, le seconds de Gary Higgins justement, et....... comment vous dire..... c'est....... pas bon (pour être gentil). Alors, le Gary y fait dans quoi ??? dans la folk. De classe. Son album de 73, red hash, est un classique. Mais là, dans le cas qui nous intéresse, il fait plutôt dans la variétoche folkeuse. Comment ça me direz-vous ?? Ben...... une sorte de mélange (très hasardeux) de folk, de synthés très cheaps volés aux chariots de feux de Vangelis ou JMJ (Jean Michel pas les journées mondiales de la jeunesse, quoique... à l'écoute ça pourrait très bien être un disque de folk chrétien...), de guitares électriques volées à Mark Knopfler ( don't wanna loose n'aurait pas dépareillé dans un worst of de Dire Straits), de batteries trop mises en avant ( Mr blew ou le slow pourri estampillé années 80 remis au goût du jour) et de country. Bref, c'est mauvais de bout en bout, pas un morceau pour rattraper l'autre (allez, soyons pas trop vache : 5 A.M trilogy comporte quelques bons moments et demons est bon jusqu' à l'arrivée du synthé-clavecin au milieu du morceau.). Ajouté à cela une production métallique, froide, impersonnelle et on arrive à l'exact opposé de son précédent album. Dire que j'attendais ce disque est un doux euphémisme. Je l'espérais mystérieux, ocre, expérimental, accessoirement beau. Tout ce que la pochette (magnifique, je le répéte) pouvait laisser entrevoir. Au lieu de cela on se retrouve avec une soupe fadasse, laissant un goût, amer, de rendez-vous manqué. Cet album aurait été parfait pour les années 80. Mais là, non. S'il faut encore attendre 35 ans pour que le sieur daigne sortir un album avec une production estampillée 90's et en sus une musique de qualité, je passe mon chemin et préfère miser sur le retour gagnant d'un groupe comme....au hasard...... Moose dont cherry red réédite le superbe ...XYZ. A bon entendeur....
19:07 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : gary higgins, moose
11.09.2009
des abeilles mortes dans le gâteau
Je ne sais pas pour vous mais en deux jours j'ai pu me mettre entre les oreilles trois des albums que j'attendais le plus cette année. Tout d'abord le dernier Califone, ensuite le Black Heart Procession et enfin le David Sylvian. Je ne sais pas si je parlerai des deux premiers dans mes prochaines notes mais le dernier évoqué m'a plutôt estomaqué. Bon, je ne vous présente pas David Sylvian, leader de Japan et de pléthore d'albums plus ou moins bons. Son dernier, manafon, est dans la droite lignée de blemish : minimaliste. Pour faire court : vous vous êtes fait chier sur blemish ? Passez votre chemin. Sylvian, avec l'aide de Fennesz et des jazzeux Otomo Yoshihide, Keith Rowe et Evan Parker poursuit sa quête de l'album le plus silencieux du monde ou ayant le moins de note, c'est au choix, et réussit l'exploit d'être passionnant. Pour vous attirer je pourrais vous dire qu'il n'y a aucun rythme, pas de refrain, c'est expérimental, électronique et complétement free-jazz. Bref, le disque casse-couilles par excellence, arty au possible. Si on rajoute à cela la voix particulière de Sylvian, mixée très très en avant, véritable bouée de sauvetage car seule chose tangible à laquelle se raccrocher, vous avez un album qui ferait fuir n'importe quel auditeur normalement constitué. Et en plus un graphisme à chier et là les ventes de ce disque iront rejoindre, je le crains, les records de non-vente du laughing stock ou du spirit of eden de Talk Talk. Et pourtant c'est un album magique qui a toutes les qualités des défauts précédemment cités (mis à part la pochette qui reste vraiment atroce). Sylvian pousse le concept développé dans blemish plus loin encore : mixer la pop au jazz, à l'électro et à l'expérimental. Si c'était vraiment très réussi sur blemish, là ça en devient grandiose. Tout silence fait sens, aucune expérimentation n'est vaine. Le seul artiste auquel on pourrait comparer sa démarche, c'est le Mark Hollis lors de son album solo. Il s'agit là du même esprit, la seule différence résidant dans l'utilisation de l'électronique chez l'un et l'acoustique chez l'autre. Autrement, je ne vois personne d'autre. Si, peut-être le Scott Walker de tilt. De quoi se sentir seul au monde.
21:47 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : david sylvian, blemish, fennesz
10.09.2009
vous souvenez-vous ?
Vous me direz, ça fait un petit bout de temps que je vous ai pas emmerdé avec ça. La dernière fois (Vivien Savage), même si c'était pourri, ça restait écoutable. Là, dans ce que j'ai à vous proposer, que nenni !!! Du bon tube des années 80, avec ce qu'il faut de synthés, un clip complétement foufoutropdrôle, coupedecheveux années 80 dans le vent trop mortel. Bref, du lourd. Dans un des commentaires, quelqu'un se pose la question : mais qu'est ce qu'elle est devenue ? Oserais-je lui répondre : rien et c'est peut-être pas plus mal pour la musique. En tout cas me remerciez pas de vous avoir exhumer cette oeuvre culte; comme je le dis, l'altruisme est chez moi une seconde nature.
21:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : yianna katsoulos, vivienn savage, années 80
09.09.2009
l'album attendu du mois
Admirez le graphisme de la pochette suivante :

Je ne sais pas pour vous mais moi quand je vois ça, je n'ai qu'une envie : me précipiter sur la galette. Découvrir les entrailles de ce disque jusqu'à m'en repaître complétement. Ce graphisme, cette classe, me font espérer que ce sera du très haut niveau. Bon, je précise : ceci n'est pas un album de métal. Ni de techno.Non, c'est plutôt de la folk. Même si je n'en ai pas entendu une seule note encore (l'album sort le 29 de ce mois), le nom de l'artiste en question ainsi que son parcours provoquent en moi un espoir fou. Pour tout vous dire, il s'agit là de son premier album depuis 36 ans. Red hash, sorti donc en 73, est devenu au fil des ans un album culte car : il est excellent de bout en bout et a inspiré une génération de musiciens, et surtout, il est devenu vite introuvable. Il aura suffit qu'un Ben Chasny reprenne thicker than a smokey sur l'album school of the flower et qu'il fasse rééditer, via sa nouvelle maison d'édition (l'excellente drag city), le red hash pour que Gary Higgins finisse par sortir de sa tannière. Et lui redonne le goût de composer. Alors je ne sais pas ce que ça va donner mais je dois dire que dans les retours inespérés, Gary Higgins figure en haute position en matière d'espoir. Pourvu qu'il ne soit pas déçu.
17:53 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : gary higgins, drag city
08.09.2009
minimalisme français
Il a une bonne bouille, n'est ce pas ? J'irai même jusqu'à dire qu'il est plutôt pas mal. Vous trouvez pas ?

Et bien vous savez quoi ? Il est français, inconnu (ou presque) au bataillon des musiciens actuels. Il oeuvre dans l'électro/classique/avant-gardiste et a sorti l'an dernier une p.....n de B.O pour un film qui vaut son pesant de cacahuètes (la BO pas le film). Bon le film en question c'est à l'intérieur avec Béatrice Dalle, film d'horreur que je n'ai pas vu et qui ne m'attire guère plus que ça. François-Eudes Chanfrault, puisque c'est de lui qu'il s'agit,s'était déjà fait remarquer il y a 4 ans avec un excellent premier disque computer assisted sunset qui, je dois l'avouer, détonnait déjà dans le landerneau. Mélange de minimalisme, d'électro et de classique, il avait plus à voir avec un Steve Reich, un Gorecki ou encore Autechre qu'avec Daft Punk ou Bob Sinclar. Bien évidemment aucun succès ( hormis d'estime) n'est venu frappé à sa porte. Mais bon, là n'est pas mon propos, il se focalisera plutôt sur sa galette nommée à l'intérieur (inside). Bon, là je vais enfoncer des portes ouvertes mais elle est très cinématographique (quand j'aurais fini de vous sortir des lapalissades, je vous ferez signe) et surtout très très prenante. Et accessoirement terrifiante. Mélange d'électro noire minimaliste (on croirait du Autechre première période qui croiserait le fer avec les allemands de Cluster sur artic love), de classique, de techno à la Plastikman. Chanfrault manie les silences comme peu savent le faire. Il est pour moi, au niveau révélation, très proche d'un A Broken Consort ou encore d'un Max Richter. Il est quelqu'un qui a su créer un monde qui lui est propre, qui sait rendre les silences passionnants, inquiétants, émouvants ( écoutez memories part I-II, c'est tout simplement beau). Sa B.O est impressionnante de maîtrise sans être démonstrative, ce n'est pas : regardez comme je maîtrise bien mon PC, je vais vous en mettre plein les oreilles. Non, c'est très organique, très humain, ça vise juste avec peu de choses, c'est un peu ce qu'a cherché à faire (en vain d'ailleurs) Zend Avesta . C'est aussi (à mon humble avis qui ne regarde que moi) l'antithèse de ce que peut faire Sylvain Chauveau à savoir se vautrer dans un pseudo-minimalisme classique pour masquer son manque d'inspiration (cf son dernier album : touching down lightly), lui s'y fourvoie allégrement et en ressort des pépites. Même quand il touche à la techno il se rapproche plus de la classe du premier Faultline ou encore des productions de Maurizio . Et quand il part dans la musique new age (eternal dawn), l'ombre de Klaus Schulze plane à ses côtés. En gros, ce mec, c'est la classe en grand, avec de l'or dans les mains. Non seulement il a une belle gueule mais en plus il a un putain de talent. Monde de merde.

21:57 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : françois-eudes chanfrault, daft punk, bob sinclar
07.09.2009
le morceau du jour
Preuve de mon bon goût absolu, le morceau du jour, tiré de l'album berlin de Lou Reed, se nomme the bed. Je l'ai choisi pour deux raisons : la première c'est qu'il s'agit là d'un titre magnifique, cotonneux à souhait, camé à mort et pas mal expérimental (la fin n'aurait absolument pas dépareillée sur le 2001 de Kubrick, on a même l'impression d'un hommage très appuyé). La seconde , plus pragmatique, c'est que j'ai franchement plus envie d'être dans mon pieu en ce moment qu'au boulot. Bonne nuit et joyeux cauchemars à tous.
21:02 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lou reed, berlin, kubrick
04.09.2009
le temps qui passe
Il est des disques qui habitent chaques molécules de votre moi. Qui, lors de leur sortie, vous font dire qu'ils vous accompagneront jusque dans la tombe. Peu, certes, mais parfois c'est une certitude indéniable, ça vous marque de façon indélébile, au fer rouge. L'album dont je vais parler ici est ce qu'on appelle un classique. Donc je ne vais rien rajouter quant à l'excellence de ce disque, d'autres l'ont fait avant moi et ce d'une brillante manière. Non je voudrais simplement décrire l'impact qu'a pu avoir sign o the times de Prince sur ma façon d'appréhender la musique et parler aussi de la chance que j'ai eu de le découvrir lors de sa sortie. En 1987 la France était scindée en deux : les pro-best anti rock & folk et réciproquement puis les autres. Moi j'étais des deux camps (A vrai dire je m'en foutais royalement). Seulement là, en album du mois, il y avait un seul et même disque dans les deux canards. Le sign o the times de Prince. Chose extrêmement rare, qu'on pouvait compter sur les doigts d'une main en ce temps là. Je dois aussi rajouter qu'à 14 ans je ne connaissais que quelques tubes de Prince que j'appréciais énormément : kiss, when the doves cry, girls & boys ou encore purple rain. Or donc chez moi, dans la cour de l'immeuble, arrive une copine avec l'album en question. Le double vinyle (à cette époque les cds étaient réservés à l'élite) entre ses mains passe très vite dans les miennes. Je lui empreinte sur le champ (je ne suis même pas sur qu'elle ait eu le temps de l'écouter) et demande à ma môman de m'acheter des cassettes vierges. Chose qu'elle a fait immédiatement sous peine d'être égorgée là, ici, maintenant. Je sais, déjà à cette époque, je n'étais qu'un salaud de pirate. Donc en, l'enregistrant sur ma cassette sony de 90 minutes, je découvre un univers qui bouleversera ma vision de la musique. D'entrée de jeu le single sign "o" the times me prend à la gorge, me scotche littéralement. Cet univers noir, ces paroles d'un pessimisme désespérant, ce minimalisme me happe complétement, me file des frissons. le morceau suivant, play in the sunshine, me donne, lui, de furieuses envies de bouger mes guiboles. Idem pour housequake. Les 3/4 de l'album en fait me prend. Bon je dois avouer, en ce temps là, certains morceaux m'ont glissé littéralement dessus. Slow love, forever in my life, ballad of dorothy parker, it's gonna be a beautiful night ou adore me faisaient royalement chier. Leur côté soul funk ne m'atteignait absolument pas. Par contre, avec le recul, je peux affirmer qu'ils m'ont ouvert à une culture qui m'était totalement étrangère et qui maintenant m'est bien plus familière : celle des Al Green, James Brown, Millie Jackson, Curtis Mayfield ou encore Otis Redding. Mais le génie qu'avait Prince à cette époque c'était qu'il transfigurait tout les styles qu'il touchait, il les rendait tous abordables . Le hard rock entre ses mains devenait fréquentable (the cross), la pop croisait le fer avec Hendrix dans un i could never take the place of your man d'anthologie, il pouvait expérimenter et sortir de pures merveilles ( combien de fois if i was your girlfriend m'a noué l'estomac, je ne saurais le dire), sortir de sa poche des tubes à la pelle, puissants, sexuels, incandescents (it, hot thing ou encore u got the look), bref il pouvait/savait tout faire. Et moi, en 87, j'ai carrément plongé dedans. Et appris par la suite à aimer ses influences: je suis allé cherché quels artistes ont pu faire en sorte qu'il sorte ce CO, je suis allé fouiller du côté de Sly & The Family Stone, Miles Davis période bitches brew entre autres. Si je me suis intéressé au jazz ou au funk c'est en grande partie grâce à Prince. Par contre pour ce qui est du rock ou de la pop, nul besoin du nain de Mineapolis pour les découvrir et les apprécier. Quoique, ma découverte d'Hendrix peut dater de cette époque avec toutes les références citées par Rock & Folk ou Best. Depuis j'ai appris à apprécier les morceaux qui me semblaient mauvais ou plutôt inintéressant en l'écoutant des centaines de fois. Je sais par essence qu'il fait parti intégrante de moi. Et que mes poils se hérisseront toujours à l'écoute du fabuleux if i was your girlfriend. C'est un fait, j'y peux rien. Sinon ma copine a du récupérer le disque deux semaines plus tard au moins et je ne suis franchement pas sur qu'il l'ait autant marqué que moi. 
21:38 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : prince, sign "o" the times, al green, miles davis
02.09.2009
SFR
la vente forcée c'est formidable. Un exemple ? ce matin j'ai eu au bout du fil une commerciale de chez SFR. Bonjour monsieur, je suis -bip- de chez SFR je viens vous parler de la sfr box. Vous avez internet ? Oui ? Vous êtes chez quel opérateur ? D'accord !! Avez-vous la téléphonie illimitée ? Non ??? c'est pas possible !!! Bon alors je vous propose la 9 box, 5 méga avec téléphonie illimitée pour 34,90 € par mois. Qu'en pensez-vous ?
-Ben j'en pense que vous me gonflez. Déjà pour commencer je lui ai expliqué que nous étions en bout de ligne et surtout éligible pour seulement 1 méga. Donc, logiquement, les 5 c'est pas pour nous. Ensuite qu'on ne téléphonait pratiquement pas, donc la téléphonie illimitée on s'en battait royalement les couilles. Elle repart à l'attaque : oui mais monsieur, tous ces services pour seulement 35 € par mois, ça ne se refuse pas. Je lui pose alors une autre question : si je prends votre 9 box, je dois tout de même conserver ma ligne télécom, non ? Réponse qui tue : oui en effet, vous conservez votre abonnement télécom + 9 box. Je lui rétorque que c'est complétement idiot de payer 35 € + l'abonnement sachant que pour orange je ne paye que 25 € par mois pour le même service. Et là elle me sort comme argument final : je vois en testant votre ligne que vous avez une connexion à 620 kbps, donc je vous propose un débit à 512 kbps. Etes-vous intéressé par cette ofre unique ? Unique elle l'est en effet. Par sa connerie. Je résume : je suis chez orange pour 25 € par mois, j'ai droit à un pauvre petit méga et SFR, dans sa grande générosité, me propose, pour 10 € de plus, un débit deux fois moins rapide. Elle est pas belle la vie ? J'ai eu beau lui expliquer elle ne comprenait rien. J'ai fini par lui raccrocher au nez. Dans le bonheur a encore frappé ils ont une expression assez imagée : t'es con ou t'as marché dans le beurre ? Chez SFR ils prennent leur bain de pieds au saindoux.
22:18 Publié dans Shopping | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note





