31.10.2009
bon dieu que c'est emmerdant !
Aaahhhhhhhhhh. Que j'aime vous faire chier avec ma musique expérimentale dans laquelle rien ne bouge, tout est statique, l'immobilisme est de rigueur, qui donne la plupart du temps envie de se pendre tant on s'emmerde. Et là vous savez quoi ??? et bien je vais vous faire chier grave mais alors grave de chez grave !!! 74 minutes d'ambient où rien ne se passe ça vous dit ?? Non ?? Dans ce cas, arrêtez la lecture ici et allez écouter le dernier....... Brigitte Fontaine ? (non, pas un bon exemple, il est excellent mais esther le dira mieux que moi). Phoenix ??? (excusez moi je sors vomir, qu'est ce que je peux être con parfois) Vitalic alors ???? oui!!!!!!!!!!!!!!! le dernier Vitalic est une bombe dance-floor remettant sur le devant de la scène l'excellence électronique française, qui enfonce de très loin le non moins excellent love 2 du non moins excellent groupe d'électro français tiptop branchouille Air. Bon allez, j'arrête là mes divagations fumeuses et reprends sérieusement ma modeste chronique sur l'excellent afterlight de Steve Roach. Excellent de mon seul point de vue évidemment. Parce que je pense, comme je l'expliquais un peu plus haut , que 74 minutes d'ambient où les claviers se mêlent aux guitares pour ne plus former qu'un tout informe, dense, spatial, ben ça va vous faire royalement chier hein !!! Pourtant pour rien au monde je n'échangerai mon baril de Roach contre la discographie complète de....au hasard... Air ?? ou Vitalic. ou Radiohead. Car il y a là en ce disque plus de mystères, plus de beautés, que dans n'importe quel titre d'ok computer. Une impression d'être en permanence en apesanteur, il n'y a plus de repères, rien, seule la musique et surtout les sensations comptent. On est loin, très loin d'une musique new age de merde hein, ne croyez pas, malgré la description que je vous en fais, que je tiens à vous vendre une camelotte style "relaxez vos sphincters en toute quiétude" ou alors "le chant des papillons au clair de lune à Mayenne". C'est complétement éloigné de tout ça. Très réfléchi et complétement instinctif, prenant et chiant. Bref, un truc que moi seul vais aimer et qui fera vous écrier : bon dieu que c'est emmerdant !!!!
La prochaine note je vous parlerai du transpersonal de Mathias Grassow. Encore plus chiant.
11:39 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : steve roach, air, vitalic
28.10.2009
la note bleue
Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous faire un historique du label blue note. Non pas que ça ne m'intéresse pas mais mes connaissances en jazz sont loin d'être pointues, et ce label historique a une telle histoire que je ne me sens pas le courage d'écrire un livre à ce sujet. Donc je clos la parenthèse pour en ouvrir une autre sur deux albums jouant dans les mêmes registres à savoir le spleen classieux. L'un est sorti cette année, l'autre en 1992. L'un me fait irrémédiablement penser à l'autre dès que j'en écoute une note. Sauf que celui sorti cette année est d'un niveau inférieur au phantom & the archetypes de Paul Quinn & The Independent Group. Richard Hawley a sorti cette année, avec truelove's gutter, un véritable album de crooner, classieux, beau mais, comble de malchance, avec deux morceaux tuant la magie qui pourrait se dégager de cet album. Le faisant retomber à plat. Fort heureusement open up your door et ashes on the fire sont placées en début d'album ou presque et dans une moindre mesure for you lover give some time fait aussi retomber le soufflet. Reste les 5 autres morceaux, d'une beauté parfois sidérante ( soldier on, remorse code, as the dawns breaks), d'un dépouillement remarquable ( don't get hung up in your soul, une guitare/voix à vous coller des frissons) faisant remonter à la surface les fantômes de Presley ( blue moon), Sinatra, Chris Isaak, Walker et surtout, surtout, le phantom & the archetypes de Paul Quinn. Dont le remorse code pourrait presque être tiré. Alors pour tout vous dire, Paul Quinn a fait deux albums, remarqués dans les années 90 (the phantom & the archetypes et will i ever be inside of you), puis plus rien. Silence absolu depuis près d'une quinzaine d'années. On ne sait même pas s'il est encore actif, voir vivant. Le destin de loser absolu. Le type qui chante le catalogue de toutes les dépressions connues et inimaginables et finit par tomber dedans. Le gars dont on connaît, dès les premières notes, le destin de merde qui l'attend : en gros au mauvais moment, à la mauvaise place, à la mauvaise époque (My bloody Valentine, Oasis, comment rivaliser quand on sort un album de crooner dépressif ?), c'en est presque caricatural. Le type, génial, avec une voix en or plus profonde encore que celle de Scott Walker, Sinatra et Presley réunis, qui préfigurera la destinée en or massif que connaît actuellement Richard Hawley. Ignoré de tous sauf par une poignée d'auditeurs nostalgiques qui se demandent comme moi ce qu'il devient surtout en ces temps où Hawley cartonne avec son nouvel album. Pourtant, quand on écoute le phantoms, on ne peut être qu'interloqués par sa beauté, sa résignation, le rythme y est lent, tout est feutré, doux, mélancolique, la voix de Quinn est une caresse, bref c'est magnifique. Alors j'espère, je croise les doigts, je prierais même dieu si j'y croyais, que le succès récent de Hawley va le remettre sur le devant de la scène, le replacer à sa juste valeur, parmi les grands. Là je sais que je peux toujours courir, c'est pas prêt d'arriver.


14:27 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : paul quinn & the independent group, richard hawley, presley
23.10.2009
citrouilles de merde
Je sais, on est bientôt à la toussaint, période idéale pour parler de cette coutume débile où on éventre des citrouilles, les vide pour leur enflammer la gueule avec des bougies. il fut un temps, j'aurais bien fait subir le même sort à ce con prétentieux de Billy Corgan et ses Smashing Pumpkins. Siamese dream et surtout cette boursouflure arty prétentieuse regardezmoimonnombrilcommeilestbeau hard-rockeuse de mes couilles qu'était mellon collie & the infinite sadness. Un truc tellement gonflé à l'égo que c'en était insupportable. Bon tout n'était pas mauvais, quelques morceaux plutôt pop sortaient même du lot. Mais pour deux ou trois titres corrects, il fallait se fader un double album franchement indigeste. Puis est arrivé, comme un cheveu, ou plutôt une citrouille pourrie dans la soupe, en 1998, adore. - Ouais bon tu vois, là c'est le début de la fin chez les Smashing, les chansons sont moins travaillées, y a moins de recherches, si tu veux Corgan a voulu plus de simplicité et s'est vautré dans la facilité. Ce son estampillé 80's, ce look gothique de la mort qui tue leur va en plus comme un putain de gant. Vraiment rien pour plaire dans ce salmigondis de chansons de merde.- Réaction du fan de base des Pumpkins. Réaction de moi-même : putain enfin un album supportable des Pumpkins. Plus que supportable même. Très bon. Je vais pas détailler, je n'ai pas cette faculté. Et surtout pas l'envie de me faire chier, mais toujours est-il que putain, cet album il est trop trop bon. Et puis quand on découvre ledit album, au détour d'une émission de lenoir, par ce magnifique morceau qu'est behold the nightmare !! on se dit que le reste peut être de la merde que ça serait pas bien grave. Mais bon, des morceaux de merde, il y en a peu : for martha, long, chiant, démonstratif, pug aussi et le dernier 17. Trois morceaux sur seize c'est une bonne moyenne. En gros on arrive à l'exact opposé de mellon collie. Album de merde. Après cet exploit solo sous couvert des Pumpkins, Corgan sortira encore un disque avant de dissoudre les Smashing puis les recréer quelques années plus tard pour un résultat franchement merdique. Le prochain sort dans quelques jours/semaines, je ne sais plus, mais je sais une chose : c'est que j'en attends strictement rien. Que je jetterais une oreille dessus pour me tenir au courant et qu'il sera à mon humble avis très vite jeté à la poubelle. Adore est une parenthèse enchantée dans la carrière inintéressante d'un type à l'égo surdimensionné qui a su faire preuve, lors d'un seul album, d'une humilité touchante (pas comme moi en écrivant cet article). Ça mérite d'être souligné.
22:53 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : smashing pumpkins, billy corgan, adore
20.10.2009
vous souvenez-vous ?
N'ayez pas peur : je ne reviens pas avec un morceau daubesque des années 80. Non, après 15 jours de dérive ou de déprime chronique devrai-je dire, je me suis dit que revenir avec deux titres de karl Wallinger ex-membre de Waterboys et auteur, sous le pseudo de World Party, d'un excellent goodbye jumbo, serait, ma foi, plus judicieux. Et surtout moins effrayant. Parce que si goodbye jumbo est d'une excellente tenue dix-neuf ans après sa parution, il contient deux titres dont je ne suis jamais parvenu à me défaire. way down now et surtout when the rainbow comes sont, à mon humble avis, deux morceaux proches de la perfection pop. Pas besoin d'autres commentaires, je vous laisse juger sur pièces, moi je m'en retourne dans ma dépression et vous dis à bientôt (soit demain soit dans quinze jours, j'en sais rien).
16:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : world party, goodbye jumbo
05.10.2009
le morceau du jour
petit coup de pouce à un groupe, dont j'ai plutôt bien aimé le premier album, We Fell To Earth. Ca casse pas trois pattes à un canard mais ça remplit bien son office, c'est absolument pas révolutionnaire mais ça n'a pas l'ambition de l'être non plus. L'album est bien foutu et tient la route. C'est tout ce qu'on lui demande. Un zeste de Portishead par ci , un zeste de cold wave par là, du Silver Apples un peu partout et des mélodies simples et sympas à retenir. De quoi décompresser après s'être tapé l'intégrale de Troum par exemple. Exemple ici bas :
08:06 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : we fell to earth, silver apples
04.10.2009
Troum Troum
En écho à mon copaing esther, qui a ouvert un nouveau blog sur les musiques expérimentales http://tamper.hautetfort.com/, je me suis dit : tiens pourquoi pas parler un peu de musique expérimentale ???? Je sais bien que ça va intéresser deux pélerins trois tondus mais après tout.... ce ne sera pas pire que si je faisais un blog sur le métal. Allez comme je sais que je vais pas intéresser grand monde avec ma musique dronesque, je m'en vais tout de même causer d'un groupe absolument fondamental dans ce domaine. J'ai nommé................. Tokio Hotel. Euh....non. Je sais, c'est pitoyable. Mais, comme eux ils sont allemands. Comme eux......ok la comparaison s'arrête là. Donc j'ai nommé Troum. Troum est allemand, formé sur les restes d'un autre groupe mythique en matière de musique drone/expérimentale, j'ai nommé Maeror Tri. Composé de trois membres (Martin Git, Steffan Knappe et Helge Siehl), fondé en 1987 sous le pseudo de Screaming Corpses, le groupe se rebaptise l'année suivante ( après avoir sorti un album tout de même) Maeror Tri et se fait une légende dans la musique drone/dark ambient /ambient. Plus que prolifique, le groupe sort vingt albums en 10 ans d'existence, Maeror Tri se distingue de la scène drone/dark en utillisant de véritables instruments (des guitares électriques) qu'ils triturent eux-même via l'ordinateur pour donner à leur musique un son complétement identifiable et absolument passionnant. La réussite, quand elle est au rendez-vous, est éclatante, et plusieurs de leurs disques sont de véritables chef-d'oeuvre d'une beauté fascinante. Une plongée dans un univers glacé et pourtant humain, chaleureux. (albums conseillés : venenum et the beauty of sadness, magnifiques l'un comme l'autre). L'aventure dure donc jusqu'en 1996. Date à laquelle Helge Siehl vire du groupe. Ne reste donc plus que deux membres qui se demandent ce qu'ils vont bien pouvoir faire. Pendant un an la question se pose, lancinante. Puis dans un éclair de lucidité, les comparses finissent par se dire : tiens si on enregistrait la musique de nos rêves avec un nouveau groupe ??!! Ouaaahhhh pas connnn !!!! Troum (qui signifie rêve dans la langue de Goethe) est né. Troum reprend les affaires là où Maeror Tri les avaient laissé. Toujours dans le drone/dark ambient mais avec une difficulté supplémentaire : enregistrer les disques à partir de sons créés par leurs propres mimines. Sans ordinateur. Tous les instruments y passent : guitares, basses, voix, accordéons, mélodica, flûte. Tout est utilisé, haché, compulsé, recyclé pour composer une musique unique, à nulle autre pareille. Le résultat est saisissant, fascinant, hypnotique. Entrer dans leurs disques procure des sensations inédites; leur musique en elle-même est assez indescriptible : quelque part entre le chaos et la plénitude, l'ennui et la fascination. D'une grande exigence. Le groupe a sorti depuis leur création 12 albums avec plusieurs sommets (ryna en 98, tjukurrpa 1, 2 et 3 en 2000, 2001 et 2003, AIWS en 2007 et le récent eald-ge-streon en 2009), a collaboré avec Martyn Bates (de Eyeless In Gaza), sorti un autre chef-d'oeuvre avec All Sides (shutûn, live sorti en 2006, est remarquable, probablement le sommet de leur carrière.). Voici un extrait de leur AIWS:
19:04 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : troum, tokio hotel, esther
03.10.2009
Alain...
Commençons par éclaircir un point : Alain, pas le philosophe, plutôt Bashung. Je n'ai malheureusement pas cette vocation de parler philosophie, mon cerveau atrophié et sectaire étant plus réceptif à la musique, je ne m'étendrai point sur ce sujet. Alors....la dernière fois que j'ai parlé de ce bon Alain, c'était, par pure provocation, pour dire qu'il était un con. Exercice de mauvaise foi s'il en est. Car s'il y a bien un seul chanteur dont la mort m'a fait chier à ce point, c'est bien Bashung. Il m'a fallu une semaine pour m'en remettre, pour passer à autre chose musicalement parlant. Pensez donc, j'ai 36 ans et ce gars là a fait parti de ma vie près de 30 ans. D'abord par ses singles ( gaby, vertiges de l'amour, sos amore), jusqu'en 1989, jusqu'à novice. Dont je ne me suis toujours pas remis. Découvert avec le single bombez ! et son clip hallucinant (Bashung jouant à L.A une session avec des musiciens hardos à cheveux longs péroxydés genre Europe), j'étais jeune, puceau et n'y connaissais rien ou peu à la musique (quelques notions cependant style spirit of eden album de l'année 88 ou disintegration ou encore fisherman's blues mais rien de très conséquent, tout cela se tirant la bourre à côté des Silencers ou encore Noiseworks.).
Bref, je découvrais. D'abord le vinyle : noir, où le visage charbonneux de Bashung apparaît de 3/4. Impression de tenir entre les mains l'antithèse de passer le rio grande (visuellement parlant). Une oeuvre au noir, qui annonce un contenu sombre, tendu. Graphiquement impressionnant. Et ensuite une claque musicale dont je ne me suis jamais remis 20 ans après. Une ambiance moite, sombre, mauvaise, disque de séparation, de renoncements. Bashung sortait d'une période très très noire de sa vie (dépendance à l'alcool, aux drogues diverses et variées, sa relation avec Bergman est loin d'être au beau fixe -tu m'as jeté est le dernier texte que lui a écrit Bergman, désabusé- et sa vie personnelle est en piteux état) et cela s'entendait. De Bashung, à cette époque, je ne connaissais que les 45 tours, que j'adorais, le grand déconneur, jeux de mots laids, etc... mais en découvrant novice, j'ai découvert une toute autre facette de lui, un chanteur populaire certes mais qui prenait des risques insensés, envoyait valser tout ce qui avait trait à la déconnade ou alors en faisant des jeux de mots abscons, ésotériques, rendant son album difficilement préhensible pour le tout venant. Le truffant de références (bibliques, littéraires, musicales), d'une sexualité torride, moite (la plupart des textes parlent de cul, tu m'as jeté, elle fait l'avion ou encore pyromanes auxquelles on pourrait ajouter légère éclaircie et son rythme masturbatoire plus qu'équivoque sur des "secouez moi avec méthode" d'anthologie), invitant des guest stars de luxe : Blixa Bargeld (des Bad Seeds ou Einstürzende Neubauten), Colin Newman (Wire) ou encore Dave Ball (Soft Cell), je dois avouer qu'après la première écoute j'étais déjà happé. Je n'y comprenais certes rien (Bashung a toujours eu cette particularité de chanter des textes incompréhensibles quand on y regarde de près mais qui, quand on les appréhende de loin, deviennent parfaitement compréhensibles sans être ridicule. Très fort je trouve.), mais musicalement il me parlait comme personne. L'impression, comme avec le spirit of eden, de tenir là quelque chose d'intemporel, de profondément personnel. En 1989, contrairement à aujourd'hui où il est quasiment reconnu d'utilité publique, aimer Bashung c'était aimer le paria. Je me souviens de la réaction d'une fille de mon lycée à qui j'avais demandé : "et Bashung t'en penses quoi ?". Réponse sans appel : ah non il a une sale gueule, fait de la musique de merde et a surtout l'air d'un drogué. Connasse, j'ai du penser. En même temps cela illustrait assez clairement le cas Bashung : trop populaire pour les "élites" trop bizarre pour les autres. A part quoi. Toujours est-il qu'avec novice, ma relation à Bashung a pris une toute autre tournure. Bien plus viscérale. Novice est devenu, au fil des milliers d'écoutes que je lui ai consacré, un sommet insurpassable, un brouillon de l'imprudence. Mais un brouillon qui le surpasse de loin car plus humain. On y voit les fêlures, énormes, la voix est encore plus éraillée qu'à l'habitude, la new/cold wave prend une claque monumentale, devient moite, incandescente, tout en étant d'une rigidité incroyable. Cet album signe la fin d'une époque (dans tous les sens du terme d'ailleurs : les années 80 à qui il offre un enterrement de première classe, huit ans après l'avoir déflorée avec un excellent play blessure, sa collaboration avec Bergman...), une page se tourne, la presse le snobe (seul Rock & Folk a été lucide quant à la portée de ce disque : en gros l'article se terminait par un Bashung vient de pondre un album qu'on réécoutera dans vingt ans.), le public le suit mollement. Et moi j'ai foncé à partir de ce moment dans la carrière exemplaire de Bashung, trouvant en quelque sorte un alter ego musical, quelqu'un sur qui je pouvais compter , qui tirerait la musique française vers le haut, planerait au-dessus de toute cette médiocrité, redonnerait ses lettres de noblesse à la variété. Novice reste pour moi un cas à part dans ma vie, un album qui me hantera tout le temps. Déjà ving ans que je l'écoute, et j'ai toujours le même frisson quand commence by proxy, seule chanson aérienne, pure de cet album de taré. Putain de crabe de merde.
09:29 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bashung, novice





