01.11.2009

le film (presque) perdu

pour une fois je vais parler de film. Enfin....si on peut appeler ça comme ça.  Je me suis donc vu hier un véritable OFNI, un film totalement étrange car gros mais alors gros gros navet complétement assumé. Débile du début à la fin, une merde innommable mais dont le niveau de connerie est tellement prodigieux que ça en devient fascinant. Land of the lost (le monde presque perdu en VF) narre les tribulations d'un scientifique qui se retrouve embarqué avec une étudiante (dont il va tomber amoureux bien entendu) complétement fondue de son travail et un guide de parc d'attraction pourri dans une faille spatio-temporelle qui les fait revenir plusieurs millions d'années en arrière, grâce à un accélérateur de cathion. Le but du film étant de faire revenir à la bonne époque le trio infernal. Le pitch est donc à la hauteur du film : crétin. Mais le traitement est absolument incroyable. Pendant 15 minutes, le film est tout ce qu'il y a de plus normal. A partir du moment où les protagonistes se retrouvent dans le désert, ça part en vrille. En premier lieu, le décor fait faux, le désert et ses trois lunes rappellent les films de science-fiction des années 50-70 genre la planète des singes ou  planète interdite. Ensuite, c'est du San Ku Kai, filmé avec les ambitions d'Ed Wood et les moyens d'une superproduction. Les effets spéciaux, notamment le T.Rex et les dinosaures en général, sont impressionnants. Sauf que, dès que les extra-terrestres entrent en jeu, on part dans un grand délire avec des E.T en plastique, décors en toc. Et que dire des dialogues sinon que c'est consternant de connerie. Les situations ?? entre gags énormes (les relations entre Will Ferrel et le T. Rex ou encore Ferrel/moustique), absurdes ou qui tombent à plat, faîtes votre choix. Les personnages sont volontairement caricaturaux (chaka l'homme singe dont le maquillage est absolument pourri : on ne croit pas une seconde à ce yéti de pacotille parlant un langage inconnu de tous sauf de l'étudiante -je vous le dis, le scénario est débilissime-), les relations entre les personnages sont téléphonées avec un câblage énorme et pourtant, on regarde land of the lost jusqu'au bout en se demandant quels cerveaux malades ont pu produire, réaliser, écrire et jouer ce film sans queue ni tête. Du grand n'importe nawak assumé et qui ferait presque du bien s'il n'y avait pas autant de bons films à se (re)voir. Bref, si vous cherchez un bon film passez votre chemin, si vous voulez vous voir un objet complétement crétin, hallucinant de connerie et parfaitement assumé comme tel, n'hésitez pas. A noter: le réalisateur de cette bouse infâme que je viens de vous présenter n'est autre que celui qui a su assez brillamment adapter un bouquin de merde pour enfants : les désastreuses aventures des orphelins baudelaire. Le film, bien meilleur que les bouquins, est très proche dans son esprit d'un Tim Burton. Je vous le conseille donc vivement contrairement à ce land of the lost de pacotille.