02.11.2009

ma soirée télé du dimanche soir

allez soyons fous, je vais vous raconter ma soirée de dimanche. A l'initiative de ma fillle, qui a adoré ses bouquins quand elle était en 6ème, nous avons allumé la télé pour regarder un film. Arthur et les minimoys que ça s'appelle. Bon, pour tout vous dire j'y suis allé avec un à-priori plutôt énorme. Que je vous explique : Besson représente tout ce que je hais au cinéma, esbrouffe, vide intersidéral, clichés à gogo, scénarii de merde, bref quand on me dit Besson en règle générale je fuis à toutes jambes. J'ai essayé pourtant hein !!! Le grand bleu : 4 tentatives, pas allé au-delà de 3/4 d'heure. Subway, une tentative. Nikita: 2 tentatives (vu deux fois pour faire plaisir et je m'y suis fait chier à chaque fois !!!!), Leon : une fois (le seul que j'arrive à suporter de Besson, Reno, tant qu'il n'ouvre pas sa gu.... est supportable) et le pire de tous, la palme des merdes pas drôles que je me suis farci pour ma culture personnelle : le cinquième élément. Alors voilà. Je tente en famille arthur et les minimoys. Le film commence à peine qu'on n'y croit déjà pas. Couleurs criardes, jeu de merde des acteurs ( pourtant il a engagé Mia Farrow dans le rôle de la grand-mère. Le gamin qui interprète Arthur est absolument insupportable) et histoire qu'on ne sent pas venir à des kilomètres à la ronde. Le début rappelle les pires Disney, dégoulinant de mièvrerie. Au bout de dix minutes j'en peux déjà plus. Le cauchemar. Et ce n'est rien à côté de ce qui m'attend ensuite. Des africains qui débarquent de nulle part vont guider Arthur dans une nouvelle dimension pour sauver la maison de mère-grand des griffes des méchants promoteurs immobliers. La 3D débarque et là ce n'est plus qu'une enfilade de clichés, de références d'une subtilité rare (genre le méchant s'appelle M le maudit, ouaaaaahhhhhhh), d'une niaiserie sans nom, et scénario avec câblage énorme. En gros je vous fait un résumé, on se retrouve face à un  mélange de, pèle-mêle : Harry Potter (M le maudit rappelle Voldemort), le seigneur des anneaux, dark crystal, le gouvernement actuel ou passé je ne sais plus ( le vilain territoire s'appelle darcos), le monde de nemo sans la subtilité (l'épisode des rastamen très tendre chez nemo est d'un débile chez Besson, les soit-disant gags tombent tous à plat, saloperie de Doc gynéco tiens ), les pires disney élevés à la guimauve dégoulinante, que du bonheur quoi. Autre problème chez Besson : ses minimoys se ressemblent tous sauf la princesse du royaume qui ressemble à une grosse pétasse avec un pois chiche dans le crâne (de toutes façons dans Arthur, toutes les femmes sont des décérébrées qui ne comprennent rien à la vie, cf  la grand-mère. Luc, ne serais-tu pas un brin  mysogine ???). Bref, je pensais avoir touché le fond avec le cinquième élément, et bien..... c'était mal connaître Besson. Le fond, il l'a littéralement pulvérisé avec ses minimoys. Là c'est même plus le dégré zéro du cinéma, c'est encore en-dessous. Preuve aussi que Besson prend ses spectateurs pour des cons : il leur explique absolument tout. Au cas où les ficelles ne seraient pas assez grosses, qu'on aurait besoin d'une explication de texte. Tiens, une preuve des câblages : le grand-père est porté disparu depuis plusieurs mois, et quand Arthur se retrouve dans le monde de darcos, il se retrouve en cellule avec un papy qui se trouve être qui ???? Je vous le donne dans le mille. Son grand-père !!!!!! AHHHHHHHHHHHH lalalallalalala il est formidable ce Besson. Si jamais il arrêtait la réalisation, il aurait  une reconversion toute trouvée chez EDF lui. Au fait, tant que j'y suis, qu'on m'explique la complaisance des critiques qui ont, pour la plupart, trouvé cette bouse formidable. J'aimerais comprendre.

Bon après ce début de soirée merdique (d'ailleurs il faudra qu'une âme charitable me dise depuis quand il y a deux pages de pub pendant les films please !!), j'ai commencé par gifler ma fille, l'enfermer dans un congélateur pour lui apprendre qu'il ne faut pas jouer avec les nerfs de son père. Une fois en conditions, je l'ai libérée et on a pu commencer à se regarder la quatrième saison de dexter. Un excellent documentaire sur la difficulté d'être père. Pas mon problème en somme.