02.11.2009
ma soirée télé du dimanche soir
allez soyons fous, je vais vous raconter ma soirée de dimanche. A l'initiative de ma fillle, qui a adoré ses bouquins quand elle était en 6ème, nous avons allumé la télé pour regarder un film. Arthur et les minimoys que ça s'appelle. Bon, pour tout vous dire j'y suis allé avec un à-priori plutôt énorme. Que je vous explique : Besson représente tout ce que je hais au cinéma, esbrouffe, vide intersidéral, clichés à gogo, scénarii de merde, bref quand on me dit Besson en règle générale je fuis à toutes jambes. J'ai essayé pourtant hein !!! Le grand bleu : 4 tentatives, pas allé au-delà de 3/4 d'heure. Subway, une tentative. Nikita: 2 tentatives (vu deux fois pour faire plaisir et je m'y suis fait chier à chaque fois !!!!), Leon : une fois (le seul que j'arrive à suporter de Besson, Reno, tant qu'il n'ouvre pas sa gu.... est supportable) et le pire de tous, la palme des merdes pas drôles que je me suis farci pour ma culture personnelle : le cinquième élément. Alors voilà. Je tente en famille arthur et les minimoys. Le film commence à peine qu'on n'y croit déjà pas. Couleurs criardes, jeu de merde des acteurs ( pourtant il a engagé Mia Farrow dans le rôle de la grand-mère. Le gamin qui interprète Arthur est absolument insupportable) et histoire qu'on ne sent pas venir à des kilomètres à la ronde. Le début rappelle les pires Disney, dégoulinant de mièvrerie. Au bout de dix minutes j'en peux déjà plus. Le cauchemar. Et ce n'est rien à côté de ce qui m'attend ensuite. Des africains qui débarquent de nulle part vont guider Arthur dans une nouvelle dimension pour sauver la maison de mère-grand des griffes des méchants promoteurs immobliers. La 3D débarque et là ce n'est plus qu'une enfilade de clichés, de références d'une subtilité rare (genre le méchant s'appelle M le maudit, ouaaaaahhhhhhh), d'une niaiserie sans nom, et scénario avec câblage énorme. En gros je vous fait un résumé, on se retrouve face à un mélange de, pèle-mêle : Harry Potter (M le maudit rappelle Voldemort), le seigneur des anneaux, dark crystal, le gouvernement actuel ou passé je ne sais plus ( le vilain territoire s'appelle darcos), le monde de nemo sans la subtilité (l'épisode des rastamen très tendre chez nemo est d'un débile chez Besson, les soit-disant gags tombent tous à plat, saloperie de Doc gynéco tiens ), les pires disney élevés à la guimauve dégoulinante, que du bonheur quoi. Autre problème chez Besson : ses minimoys se ressemblent tous sauf la princesse du royaume qui ressemble à une grosse pétasse avec un pois chiche dans le crâne (de toutes façons dans Arthur, toutes les femmes sont des décérébrées qui ne comprennent rien à la vie, cf la grand-mère. Luc, ne serais-tu pas un brin mysogine ???). Bref, je pensais avoir touché le fond avec le cinquième élément, et bien..... c'était mal connaître Besson. Le fond, il l'a littéralement pulvérisé avec ses minimoys. Là c'est même plus le dégré zéro du cinéma, c'est encore en-dessous. Preuve aussi que Besson prend ses spectateurs pour des cons : il leur explique absolument tout. Au cas où les ficelles ne seraient pas assez grosses, qu'on aurait besoin d'une explication de texte. Tiens, une preuve des câblages : le grand-père est porté disparu depuis plusieurs mois, et quand Arthur se retrouve dans le monde de darcos, il se retrouve en cellule avec un papy qui se trouve être qui ???? Je vous le donne dans le mille. Son grand-père !!!!!! AHHHHHHHHHHHH lalalallalalala il est formidable ce Besson. Si jamais il arrêtait la réalisation, il aurait une reconversion toute trouvée chez EDF lui. Au fait, tant que j'y suis, qu'on m'explique la complaisance des critiques qui ont, pour la plupart, trouvé cette bouse formidable. J'aimerais comprendre.
Bon après ce début de soirée merdique (d'ailleurs il faudra qu'une âme charitable me dise depuis quand il y a deux pages de pub pendant les films please !!), j'ai commencé par gifler ma fille, l'enfermer dans un congélateur pour lui apprendre qu'il ne faut pas jouer avec les nerfs de son père. Une fois en conditions, je l'ai libérée et on a pu commencer à se regarder la quatrième saison de dexter. Un excellent documentaire sur la difficulté d'être père. Pas mon problème en somme.
17:16 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arthur et les minimoys, nemo, dexter, luc besson
01.11.2009
le film (presque) perdu
pour une fois je vais parler de film. Enfin....si on peut appeler ça comme ça. Je me suis donc vu hier un véritable OFNI, un film totalement étrange car gros mais alors gros gros navet complétement assumé. Débile du début à la fin, une merde innommable mais dont le niveau de connerie est tellement prodigieux que ça en devient fascinant. Land of the lost (le monde presque perdu en VF) narre les tribulations d'un scientifique qui se retrouve embarqué avec une étudiante (dont il va tomber amoureux bien entendu) complétement fondue de son travail et un guide de parc d'attraction pourri dans une faille spatio-temporelle qui les fait revenir plusieurs millions d'années en arrière, grâce à un accélérateur de cathion. Le but du film étant de faire revenir à la bonne époque le trio infernal. Le pitch est donc à la hauteur du film : crétin. Mais le traitement est absolument incroyable. Pendant 15 minutes, le film est tout ce qu'il y a de plus normal. A partir du moment où les protagonistes se retrouvent dans le désert, ça part en vrille. En premier lieu, le décor fait faux, le désert et ses trois lunes rappellent les films de science-fiction des années 50-70 genre la planète des singes ou planète interdite. Ensuite, c'est du San Ku Kai, filmé avec les ambitions d'Ed Wood et les moyens d'une superproduction. Les effets spéciaux, notamment le T.Rex et les dinosaures en général, sont impressionnants. Sauf que, dès que les extra-terrestres entrent en jeu, on part dans un grand délire avec des E.T en plastique, décors en toc. Et que dire des dialogues sinon que c'est consternant de connerie. Les situations ?? entre gags énormes (les relations entre Will Ferrel et le T. Rex ou encore Ferrel/moustique), absurdes ou qui tombent à plat, faîtes votre choix. Les personnages sont volontairement caricaturaux (chaka l'homme singe dont le maquillage est absolument pourri : on ne croit pas une seconde à ce yéti de pacotille parlant un langage inconnu de tous sauf de l'étudiante -je vous le dis, le scénario est débilissime-), les relations entre les personnages sont téléphonées avec un câblage énorme et pourtant, on regarde land of the lost jusqu'au bout en se demandant quels cerveaux malades ont pu produire, réaliser, écrire et jouer ce film sans queue ni tête. Du grand n'importe nawak assumé et qui ferait presque du bien s'il n'y avait pas autant de bons films à se (re)voir. Bref, si vous cherchez un bon film passez votre chemin, si vous voulez vous voir un objet complétement crétin, hallucinant de connerie et parfaitement assumé comme tel, n'hésitez pas. A noter: le réalisateur de cette bouse infâme que je viens de vous présenter n'est autre que celui qui a su assez brillamment adapter un bouquin de merde pour enfants : les désastreuses aventures des orphelins baudelaire. Le film, bien meilleur que les bouquins, est très proche dans son esprit d'un Tim Burton. Je vous le conseille donc vivement contrairement à ce land of the lost de pacotille.
10:31 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : will ferrel, land of the lost, les désastreuses aventures des orphelins baudelaire
31.07.2009
haut là
Bon je vous avoue, toute honte bue : je suis allé voir le dernier pixar en famille et j'ai beaucoup aimé. Là haut narre l'histoire touchante d'un papy acariâtre et quelque peu misanthrope qui, pour échapper à son placement en maison de retraite, va prendre la poudre d'escampette avec sa maison dans les airs pour réaliser un vieux rêve. Le sujet fait très Myazaki (grosse référence au château dans le ciel ou au château ambulant) mais le traitement reste très disney. C'est un peu là que le bât blesse vous diront certains ronchons. Contrairement aux dernières productions pixar comme wall-e, les indestructibles par exemple, là haut s'adresse directement aux enfants. Pas de clins d'oeil à 2001, à James Bond, pas de message écolo non plus, une histoire simple traitée de façon simple. D'un côté les bons un brin chiants, le vieux et le môme (qui apprendront à se connaître et s'apprécier tout au long du film, évidemment), d'un autre le méchant, ressemblant comme deux gouttes d'eau à Vincent Price. Entre les deux, des chiens idiots (traités comme les mouettes de Némo ou les pirates dans porco rosso), des créatures étranges (une sorte d'autruche hallucinante au cri de paon). Bref c'est du disney pur jus. Pourtant le film vaut le déplacement ne serait-ce que pour sa séquence d'introduction, remarquable. Avant que l'histoire ne commence réellement, nous voyons en une séquence d'une dizaine de minutes, la vie du héros principal : la rencontre avec celle qui deviendra sa femme, la vie à ses côtés, ses joies, ses peines, la perte des ses illusions puis la reconstruction et enfin la mort de celle-ci. C'est court mais ça en dit très long sur la beauté et la souffrance de la vie. C'est quasiment muet, très sobre et surtout poignant. Impossible de ne pas avoir la larme à l'oeil. Après ça le film est bon, va sur des rails déjà connus. C'est sympa sans être du niveau d'un monstres et c° , loin de là même, mais cette introduction, digne des grands Chaplin, me reste encore en travers du gosier. Chouette film et surtout remaquable introduction.
09:46 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : là haut, monstres et c°
24.07.2009
la bande annonce qui fait peur
La semaine dernière, je suis allé au ciné, en famille, voir le dernier Harry Crotteur (nul au demeurant mais je ne tiens pas à en parler ) et avant que le film ne commence, je suis tombé là-dessus :
Et je sais pas pourquoi, j'ai eu très peur. Déjà Dany Boon + image jaunie = courage, fuyons. Je n'ai rien contre Dany Boon, j'ai même réussi à trouver ses ch'tis sympathique, pas bien, sympathique, ne me faîtes pas dire n'importe quoi je vous prie. Mais alors l'esthétique de Jeunet me sort par les trous de nez. Cette lumière, ces trognes, tout cela sent le désir d'appartenir à un univers (c'est clair, on reconnaît celui de Jeunet des kilomètres à la ronde : d'un factice à tout épreuve.) qui se voudrait hors des modes, hors du temps mais qui réussit à n'être que ridicule. Voilà un mec qui a trouvé une formule et qui nous la ressert à chaque film. Faudrait peut-être lui dire que l'effet de surprise est passé et que maintenant ça a plus tendance à nous les briser menu qu'autre chose. La seule nouveauté apparemment est cette volonté de vouloir faire du Frédric Dard (le titre n'aurait pas dépareillé sur un San Antonio). Autrement, il se paye des stars françaises à la pelle (le casting a l'air tout de même impressionnant : Marielle, Moreau, Boon, Omar, Presvot, Dussollier, Wilson) mais moi tout ça me fiche une trouille bleue. On a l'impression qu'il veut croiser l'univers de delicatessen (son seul bon film par ailleurs) avec Amélie Poulain. Je crains qu'il tienne à rééditer l'exploit d'Amélie Poulain. Et Amélie Poulain , pour moi, c'est un peu l'équivalent pour les années 2000 de ce que fut le grand bleu pour les années 80 : une merde devenue culte par je ne sais quel procédé. Un mystère pour moi, l'apôtre du bon goût que je suis. Bref voici un film que je ne suis pas prêt d'aller voir. Dîtes-moi ce que vous en pensez, suis-je le seul à craindre le pire ?
16:19 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jeunet, harry potter
20.07.2009
100ème
Ayé !!! C'est ma centième note !! J'avoue, j'ai un peu de mal à y croire. Je ne pensais pas, quand j'ai débuté ce blog, parvenir à ce chiffre aussi aisément. J'ai toujours considéré les blogs comme superflus et inintéressants. Alors de là à en faire un... Enfin superflus et inintéressants c'est un peu dur là. Quand j'ai commencé à en feuilleter quelques uns (titam ou encore cinetic mess... au hasard) je me suis dit que ça pouvait être drôle et bien foutu. Jaloux comme pas deux, je me suis lancé dans l'aventure. Pensant que ça ne durerait pas longtemps. 6 mois que ça dure, avec des hauts des bas, des découragements, beaucoup d'encouragements de votre part (et je vous en remercie.), pas mal d'incompréhensions aussi (mes perles certifiées 80's semblent générer beaucoup de désarroi. Je ne comprends pas.). Bref, jusque là c'est assez chouette.
Allez, pour ma centième je ne parlerai pas musique mais film. Ze film. Celui qui m'a traumatisé au plus haut point, qui me remue tripes et boyaux à chaque vision. Celui qui reste pour moi une expérience totale. Qui utilise tous les sens intelligemment. De quoi s'agit-il alors ? D'un film russe de 1985, réalisé par Elem Klimov, sur la seconde guerre mondiale. Le titre français, racoleur et à côté de la plaque, est requiem pour un massacre. Le titre original , idi i smotri, lui convient bien mieux : va et regarde. Le synopsis est simplissime : un enfant de 15 ans s'engage dans l'armée russe pour combattre les nazis. Point barre. Le traitement lui l'est moins. La guerre vue à travers les yeux d'un ado qui va perdre complétement son innocence a été traitée dans d'autres films, hope and glory de Boorman ou l'empire du soleil de Spielberg par exemple, mais aucun n'est allé aussi loin dans la barbarie, l'horreur. Et pourtant on ne voit rien. Tout est suggéré. L'intelligence de Klimov est là : dans une scène, terrible, Florya (le "heros")
retourne avec Glasha dans son village natal pour retrouver sa mère et ses deux soeurs. Ne les trouvant pas à la maison, il s'en va les chercher dans une petite île dans les marais. Ce que lui ne sait pas et que Glasha finit par savoir accidentellement c'est que tout le village a été décimé. Un seul plan, furtif, nous montre l'horreur avec l'enchevêtrement des corps derrière une maison que Glasha, seule, voit. Pas de pathos, pas de musique lyrique soulignant l'horreur. Les faits, bruts. L'anti soldat ryan en quelque sorte, pas de surenchère dans l'horreur ou d'hyperréalisme, non rien de tout cela. Idi i smotri serait plutôt une sorte de poème, épique. Un film naturaliste, cru. Un hymne à la nature mais pas à la nature humaine, capable d'engendrer la barbarie à partir de l'innocence. Il faut voir la dernière scène du film, bouleversante, retraçant à l'envers le parcours d'Hitler pendant que Florya tire plusieurs fois sur son portrait encadré. Parcours qui s'arrête sur la photo d'Hitler bébé dans les bras de sa mère pendant que Klimov filme en gros plan le visage ravagé, bouffi par la haine, la peur, l'incompréhension d'être encore en vie, de Florya. D'ailleurs, la performance du jeune Alexei Kravtchenko, acteur amateur dont c'était là le premier film, est absolument prodigieuse, stupéfiante. Sa décomposition progressive, son évolution de l'innocence de l'ado au statut de vieillard prématuré, traumatisé par ce qu'il a vécu, filmée en gros plan, est quelque chose d'extraordinaire, d'une intensité rarement vue ailleurs. Idi i smotri est en soi une expérience terrifiante. C'est un film viscéral autant que cérébral, quelque part entre le Kubrick de full metal jacket et Tarkovski. Doté de plus d'une B.O magnifique, mélange de classique et d'expérimentations, qui colle parfaitement aux images, à l'ambiance et d'une bande son incroyable (le moment où un obus éclate près de Florya et Glasha est affolant de réalisme : on se retrouve véritablement dans le crâne de Florya. ). Je l'ai vu la première fois à 15 ans, il m'a laissé hagard, estomaqué. A la fin, je savais que je tenais là mon film de chevet. Le maître-étalon insurpassable. Je l'ai vu une seconde fois il y a à peine un an. Sa ressortie en dvd n'a pu se faire qu'en 2008 grâce aux éditions potemkine. 23 ans d'attente pour le revoir quand même. Non seulement ça a confirmé ma première impression mais j'en suis sorti plus bouleversé encore, la boule au ventre et le paquet de mouchoir à portée de main. Idi i smotri est unique et Klimov un grand. Préparez vous, quand vous le verrez, à quelque chose d'extraordinairement intense. On en ressort différent.
Un extrait ci-dessous. Sachez que le film est entièrement visible avec des sous-titres anglais sur youtube. Mais préférez la version dvd c'est autrement plus intense.
09:29 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.07.2009
le déconseil du jour
tiens aujourd'hui je vais parler un peu cinoche. Bon je ne suis pas critique, loin de moi, mais ça m'arrive parfois de réagir face à certains films. En l'occurrence, là tout de suite, présentement, j'aurais du me méfier. Zack Snyder avait fait un bon premier film, l'armée des morts, très bon remake de zombie de Romero, nerveux, tendu à l'extrême. Ensuite, et là ça se gâte, il a adapté la BD de Frank Miller 300. Grosse mais alors très grosse daube où j'ai été partagé entre le rire et l'affliction tout du long. Un navet monumental, comme si on avait mis un budget colossal entre les mains de Max Pécas, des effets spéciaux de merde, tout y était factice (les abdos de tous les acteurs étaient absolument parfaits, pas un pet de graisse, que dalle, leur brushing impeccable.) et les dialogues d'un raffinement absolument exquis. Bref, j'aurai du me méfier. Alors le film commence (watchmen pour ceux qu'auraient pas capter) sur une très belle scène laissant augurer un très bon film : la création des watchmen, leur historique et en quoi ils ont changé le monde le tout sur le times they are a-changin' de Dylan. Très belle séquence, fluide, relativement tragique. Après par contre ça se gâte. Tout ce qui faisait le... hum....charme(?) de 300 se retrouve dans watchmen. Gros ralentis à la matrix pendant les scènes de combats, chansons utilisées avec les pieds, donnant naissance à de longs clips insipides et surtout, surtout une scène d'amour absolument torride sur l'alléluïa original de Cohen. Sans déconner on se croirait dans un téléfilm allemand du dimanche soir de M6, croisement improbable de Brigitte Lahaie et Derrick, le truc à faire débander une armée de zombies avides de chair fraîche. C'est graphiquement laid au possible et filmé façon cut-up. Le seul personnage un tant soit peu intéressant la-dedans est rorschach, il est celui qui reste le plus crédible, qui a l'air d'intéresser Snyder. Le reste est au mieux insipide, Dr Manhattan, le hibou ou spectre soyeux (quels noms de merde je vous jure) au pire inintéressant , ozymandias est une pure gueule à beignets. Quant à la BD, je ne jurerais pas que le film y soit spécialement fidèle. Pour l'avoir chez moi, le film reste fidèle aux grandes lignes, cependant il manque la mise en abîme avec la BD dans la BD (les aventures du pirate), le personnage d'ozymandias est peu développé, la catastrophe finale est ridicule (l'invasion extra-terrestre est passée à la trappe), le côté apocalypse imminente est mis de côté, en aucun cas il n'y a le suspens qu'il y avait dans la BD, c'est complétement éventé, ça fait pschitt.Comme tout le reste. C'est du cinéma toc et sans intérêt, sans une once d'humour. Si on veut voir quelque chose de ce genre là, blockbuster sérieux et très bien fait, le Dark Knight de Nolan remplit parfaitement cette mission, distrayant et ne prenant pas ses spectateurs pour des cons. Pas comme cette bouse infâme que je ne conseille pas. Jetez vous par contre sur la BD, un bijou d'intelligence qui n'a pas pris une ride en plus de 20 ans.
18:08 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : watchmen, dark knight
08.04.2009
le bonheur c'est simple comme un coup de pieds aux c......
Bon aujourd'hui je vais parler traumatisme, mais pas musical comme à l'accoutumée. Non, soyons original, ce serait plutôt un trauma cinématographique. Le genre dont on a du mal à se remettre, le genre uppercut qui vous achève à coups de tatanes dans la tronche. Qui vous laisse pantois, la mâchoire décrochée, les yeux exorbités. Non par tant de beauté, d'intelligence; non, du tout, au contraire. Le mauvais goût assumé plutôt trois fois qu'une, la connerie en porte-étendard, l'esprit hara-kiri en badoulière. Bref, un bijou de mauvais goût qui s'assume. D'ailleurs, pour vous situer le niveau, voici quelques répliques de ce film :
- T'avais qu'a pas la pousser dans l'escalier, t'aurais pas eu à te remarier.
- Alors là Adolf tu me fais de la peine; tu sais bien que ta mère, elle est morte dans l'ambulance. Et comme en plus on garde la mère à ta mère, ca nous fait un échantillon. Prends plutôt exemple sur ta soeur, regarde comme elle est heureuse avec sa nouvelle maman; si ça s'trouve elle fait même pas la différence avec l'ancienne !
ça vous effare? il y a pire:
- Et ben alors ?
- On est classé en trois, chef, on peut prendre la pause quand on veut.
- Ca, je dis pas, mais montrez-moi vos paquets. Des gauloises blondes j'en étais sûr. Une pause cigarette, c'est comme fumer une cigarette normale vous le savez, nom de dieu ! On leur donne la main, ils vous prennent le moignon ces cons-là. Et pourquoi pas une "pause pipe" tant qu'à se la faire? Et d'abord, le tabac c'est mauvais pour la santé, et qu'est-ce qu'est bon pour la santé ?
- Le travail chef !
-Alors confisqué ! Au boulot !
et d'entrée de jeu, au bout de cinq minutes à peine de film, la famille revient de vacances dans la maison où ils ont laissé la grand-mère 1 mois seule, réplique:
- Alors Mémé, c'est nous, ça s'est bien passé ?
- Ca va, ça va. Mais si, l'année prochaine, vous pouviez me laisser une couverture pour la nuit ?
- Fallait pas vous gêner Mémé, fallait prendre le tapis.
Bon que je vous dise tout de même ce que c'est : le réalisateur s'appelle Jean-Luc Trotignon, le film : le bonheur a encore frappé. Cet OFNI est sorti en 1986, et vu les thèmes traités, il serait refusé à l'heure actuelle.Le pitch en quelques mots : Comment envoyer son fils chomeur en prison et sa belle-mere paraplegique a l' asile pour ne pas avoir a les nourrir en periode de crise, tout en s' enrichissant grassement et sans difficulte en exploitant sa fille handicapee.Tout est poussé à l'extrême, les parents indignes qui exploitent leur fille; la connerie des parents, des patrons, les rapports entre les classes, les émissions littéraires comme apostrophe, le prix goncourt. Absolument tout y passe, vu à travers le prisme de la connerie selon Reiser. En cela il s'agit du film d'une époque, celle où, comme disait Audiard, on osait tout. Et plus c'était con, meilleur c'était. Les dialogues, comme je l'ai montré ci-dessus, sont consternants de connerie et très proche du surréalisme, les acteurs sont pires encore, Bideau en fait même plus des tonnes, il est au-delà du cabotinage. Ce qui est hallucinant, c'est que ce film a été financé par le ministère de la culture !!! Et pire encore, il a été sélectionné à Cannes en 86 !!! Je doute qu'actuellement, vu l'esprit corrosif et politiquement incorrect de l'objet, il ait un quelconque financement publique. Quand on voit ce qui se passe avec un Guillon qui ne l'est pas plus que ça !!! en attendant, ce film devenu culte (et là le mot n'est pas galvaudé) est quasi introuvable. Pas de réédition en dvd de prévu, le seul moyen de le voir reste le téléchargement. Bref, la provoc' et le politiquement incorrect jusqu'au bout. Très fort.


et enfin un extrait là: xhq7p_le-bonheur-a-encore-frappe_shortfilms
20:28 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : le bonheur a encore frappé, trotignon, bideau, guillon
07.04.2009
six feet
bon je vais faire court : jamais une série ne m'avait à ce point remué les tripes. 5 saisons de bonheur, une fin magnifique. Que demander de plus ? Peut-être une meilleure troisième saison ? Allez, ne chipotons pas, les aventures des Fisher sont exceptionnelles et revoir ce clip de fin me donne envie de me refaire la série au complet et accessoirement de chialer comme une madeleine. Tous ceux qui, comme moi, ont adoré six feet under comprendront pourquoi je ne peux m'en empêcher. Remarquable !!
16:19 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : six feet under, sia





