05.11.2009
comment emmerder ses voisins avec un peu de drone
Tiens, ça faisait longtemps que je ne vous avais pas pondu un disque du moi. Le dernier c'était le popular songs de Yo La Tengo et en août si je me souviens bien. Grosse feignasse je suis , grosse feignasse je resterai. Surtout, en septembre j'aurais très bien pu mettre le Flaming Lips, en octobre le Steve Roach.Voilà, c'est dit. Alors aujourd'hui je vais mettre en album du mois le Peter Wright. Inconnu au bataillon jusqu'à ce que bolachas propose de le télécharger sur son site. Alors Peter Wright c'est quoi me demanderez-vous ? un gars autiste qui a fait de la branlette intellectuelle un art musical, apprécié par trois pélerins sourdingues et complétement dévoués à sa cause. Alléchant non ? Non !!! Bon allez, trève de conneries. Sufjan Stevens ou Arcade Fire vous connaissez ??? Peter Wright a donc l'aisance mélodique de l'un ainsi que la puissance de tir de l'autre. Une machine à cartonner quoi ; le meilleur truc qui soit arrivé à la musique depuis.......les Beatles ? C'est absolument ré-vo-lu-tio-nnaire, redéfinissant les canons de la pop pour mieux la magnifier. S'il ne fallait garder qu'un album album cette année, ce serait sans conteste celui-ci. Et patati et patata. Car non et non, Peter Wright n'appartient aucunement aux deux catégories sus-citées. Déjà, bon point pour lui, il est néo-zélandais. Ensuite autre bon point, qui rejoint malgré tout un peu la première catégorie, il officie dans le drone/ambient mais serait assez proche de ce que pourrait faire un groupe comme Troum en bien plus abordable. Puis il est très prolifique. Trois albums sortis cette année, rien que ça. Pour tout vous dire je n'ai pu en écouter que deux. L'un d'une grande beauté, très abordable, est idéal pour entrer dans son monde. Le second, snowblind, double album de taré, pour en sortir. Les pieds devant. Vos voisins vous emmerdent ??? ce sont des gros cons qui vous font chier de jour comme de nuit ??? n'hésitez pas à leur mettre à fond le second cd de snowblind. 54 minutes d'infrabasses énormes, de bruits blancs et d'entrelacs de guitares acoustiques noyées dans un bruit assourdissant. Le genre de disque qui décolle le papier-peint une fois mis à fond, aurait fait trembler les fondations du world trade center s'il avait encore été là. Un disque de terroriste en somme. Mais bon, ce n'est pas de snowlind dont je voudrais parler mais plutôt du dernier sorti, an angel fell where the kestrels hover, en octobre. Il est très bien. Voilà. Fin de la chronique.
11:01 Publié dans mon disque du moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : peter wright, world trade center, beatles
18.08.2009
gelée
- Alors très cher, qu'en pensez-vous ?
- Un cas fort complexe ma foi. A vue de pif, je dirais une schizophrénie paranoïde.
- N'exagérons rien cher confrère, je conçois certes qu'il s'agisse d'une bicéphalite schizoïde mais de là à y voir de la paranoïa... bon, je sais, sur les soixante douze minutes d'entretien nous avons clairement vu que notre patient se scindait en deux entités opposables. L'une charmante, innovante, légère, allant de l'avant. Aimable, accueillante, polie. L'autre face à l'opposé de ce comportement, à savoir sale, mal commode, inquiète, voir rageuse.
- Ne pensez-vous pas que nous aurions là affaire à une Psychose Maniaco-Dépressive ? Les symptômes décrits pourraient y faire penser, non ?
-Certes, cependant la première demi-heure d'entretien ne nous décrivait en aucun cas une activité maniaque, bien au contraire. Je dirais qu'il s'agissait d'une activité réfléchie, posée. D'une prise de contact douce, se référant à de grands anciens, puisant dans certaines sources. Un melting pot convoquant l'âme, la légéreté du grand ordonnateur Brian W ou encore, mais cela est très préoccupant connaissant son état psychique actuel, le grand Phil S. Bon il faut avouer que la référence, dès le début de cet entretien, à la femme de L.A, avait de quoi désarçonner. Pourtant la façon dont il a repris le contrôle de lui-même fut très impressionnant. C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle je ne crois pas en une psychose maniaco-dépressive.
-Mmmmm. Théorie fort intéressante et qui tiendrait debout si, arrivé la trente quatrième minute, le ton ne changeait complétement. Personnellement, si vous permettez que j'expose ma théorie, j'appuierai mon diagnostic de PMD sur plusieurs points. Dans la première partie le discours était volubile, habile, enchanteur, court. La suite nous montre le patient plus renfermé, tendu, ressassant sur neuf minutes des obsessions valentinesque. Obsession dont il n'est jamais réellement parvenu à se défaire. On voit très bien le comportement d'un dépressif : le repli sur soi, l'envie de ne communiquer avec personne. Il n'y a qu'à écouter les onze minutes suivantes. Un repli évident, un syndrôme dépressif en opposition totale avec la première moitié de l'entretien. Il murmure, bafouille, ressasse encore d'autres obsessions, psychosissiennes cette fois-ci. Puis arrive l'explosion pendant le dernier quart d'heure. Une rage qu'il ne peut plus contenir. Je vous le répéte : il s'agit là d'un cas de PMD. C'est évident.
- Je crois que nous avons raison l'un comme l'autre concernant la bicéphalite schizoïde. Par contre je ne vous soutiendrais en aucun cas sur la PMD, le cas me paraît un chouïa plus complexe que cela. Je pencherai plus, après discussion, pour une schizophrénie simple avec dédoublement de la personnalité, comportement irrationnel en fin d'entretien, délires pauvres. Bref, un cas passionnant, que l'on pourrait très bien retrouver dans les cas de fin d'année.
- Possible en effet. Sur ce cher confrère, je vous remercie de m'avoir accordé cet entretien et d'avoir éclairé un tant soit peu ma lanterne. A bientôt.

20:18 Publié dans mon disque du moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yo la tengo
07.06.2009
New-Zealand mon amour
Ce mois-ci, j'ai eu l'embarras du choix. Pour mon disque du mois, que j'ai déjà trouvé en ce début juin, 3 albums s'offraient à moi. Le premier, drone, doomesque en diable était le monoliths & dimensions des excellents ( une fois sur deux) Sunn O))). Album du changement, virée jazzy, cinématographique, remise en question passionnante de leur musique.Leur meilleur album depuis le black one (pas dur, le reste était pas terrible soit dit en passant.). Le second est le rated 0 d'Oneida, excellent album de rock psyché dont je parlerai dans une prochaine note. Celui dont je vais parler dans cette note est l'oeuvre du groupe le plus cool de la planète. A savoir Fat Freddy's Drop et l'album Dr Boondigga & The Big BW. Groupe néo-zélandais de variété au sens noble du terme. Si vous voulez, c'est un groupe qui flirterait dangereusement avec des groupes comme UB40, la soupe la plus infâme que je connaisse, mais sans tomber dans le ridicule. Ils parviennent à un équilibre, toujours sur le fil du rasoir, qui les fait basculer en fin de compte du côté de l'excellence. Comment vous expliquer ce qui me plaît chez eux ? à vrai dire il y a une grande classe qui suinte par tous les pores de leur musique: en gros ces néo-zélandais auraient assimilé vitesse grand V toute l'histoire de la musique des années 60 aux années 2000. Ils auraient fait tomber dans leur marmite le kind of blue de Miles Davis, l'oeuvre complète de Marvin Gaye vue par le prisme de la néo-soul ( Anthony Hamilton période ain't nobody worryin' ou le voodoo de D'angelo), le dub wars de Groundation, le signing off de UB40 (premier album excellent avec des tubes à la pelle et de véritables classiques du reggae). Ils ont donc fait un grand raoût de toutes ces influences mais là où ça aurait pu être pesant voir indigeste, ils lient tellement bien la sauce, il y a une telle science de la musique chez eux que les 70 mns que durent l'album passent tout seul, comme un souffle. C'est d'une légéreté incroyable, chaud, épicé comme un plat dont on découvre toutes les saveurs au fur et à mesure avec enchantement. C'est varié sans faire dans la variétoche bas de gamme, ça passe sans prévenir de la soul la plus chaude au dub le plus expérimental. Prenez the nod par exemple : ça commence comme un morceau d'électro-reggae, ça tourne à moitié au blues puis au rap pour continuer sur du jazz ( tout en conservant une trame électro-reggae hein) voir de la fanfare et ça revient à un reggae électro cuivré, le tout passe comme une lettre à la poste, de façon naturelle. Ce morceau est à l'image de l'album : riche, varié, imprévisible. Pour moi, c'est un peu l'aboutissement de leur premier album: les promesses que l'on sentait sur based on a true story (on se disait : voila un groupe qu'il est cool mais à qui il manque un je ne sais quoi pour devenir grand) sont maintenant tenues, le groupe est en train de devenir grand et il ne leur reste plus qu'à à asseoir leur statut de groupe le plus cool du monde. Si le prochain est encore de cet acabit c'est simple, je demande mon asile politique à la Nouvelle Zélande, je deviendrai roadies du groupe, j'irai trinquer avec eux dans un bar et, pourquoi pas, Chris Knox. Vivement le prochain album.

19:18 Publié dans mon disque du moi | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : fat freddy's drop, sunn o))), oneida
21.05.2009
le joli (é)moi de mai
Oui, je sais, je peux faire des jeux de mots aussi pourris que ceux de bilboquet. La tâche est ardue, le bougre donne du fil à retordre. Mais j'espère atteindre son niveau de (non) excellence dans les prochains jours. Cependant je me dois faire attention à une chose : la Vincent Rocatite. Vous connaissez ? Non ???? En gros c'est l'inflammation des jeux de mots laids débités sur le même ton prétentieux, suffisant, sur de soi. En règle général c'est pas drôle du tout voir pénible. Enfin.... je ne suis pas là pour vous étaler ma non science des comiques se rêvant Devos mais ne faisant guère mieux qu'un Montagné en petite forme. Non, je suis là pour vous parler de mon coup de coeur de ce mois de mai. Pour tout vous dire je pense pas que ce soit le meilleur disque sorti en ce joli mois mais c'est en tout cas l'un des plus intéressants. Un qui fait Boum tchack bim pam wizzzzz boum tchack. Vous l'aurez compris : il s'agit d'un disque d'électro. Qui ne révolutionnera pas le genre (ce n'est pas Autechre, Coil ou Kraftwerk) mais vous fera passer une cinquantaine de minutes très agréable.
Moderat, le groupe en question, est allemand, réunissant la fine fleur de l'électro allemande actuelle à savoir : Apparat + Modeselektor. Enfin la fine fleur, c'est vite dit. Cependant ce sont deux groupes qui, s'ils cassent pas trois pattes à un canard, font des choses relativement intéressantes. Mais bon, revenons à l'album en question : mélange de tous les courants électros actuelles ou non (dubstep, trip-hop, dub, techno, IDM, 2 step) Moderat a aussi le sens de la mélodie qui vous rentre dans le ciboulot pour ne plus en sortir. En électro, je me souviens d'un album qui m'avait fait un peu cet effet, c'était le melody A.M de Royksopp : électro simple mais sens de la mélodie imparable. Pour leur premier album, Moderat conjugue ce sens à une forte identité allemande: je veux dire par là que le rythme des morceaux est martial, sec mais contrebalancé par une souplesse héritée de l'écurie Basic Channel. L'album est aussi hanté ou plutôt visité par certains groupes pop comme Radiohead (rusty nails me rappelle beaucoup le morceau idioteque), trip-hop comme Massive Attack ( slow match n'aurait pas dépareillé sur mezzanine ) et surtout surtout Burial, mais sans le côté prétentieux, expérimental à la noix, un Burial décomplexé qui ne se regarde pas le nombril. Il fait aussi un tour du côté du rock le temps d'un porc #1 et 2 fort réussis bref il synthétise à lui seul une trentaine d'années de musique allemande allant du rock au dub tout en revisitant le rock des années 90 mais sans aucune autre prétention que d'être très abordable. Pour cela je ne peux que conseiller d'y jeter une oreille, c'est fort agréable, addictif même si ça ne restera pas dans les annales. Après tout, la poursuite du chef-d'oeuvre n'est qu'une quête vaine, on sait très bien que plus grand chose de neuf ne peut être fait à l'heure actuelle. Alors pourquoi bouder son plaisir ?
20:13 Publié dans mon disque du moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : moderat, radiohead, burial
16.04.2009
le portugal est formidable
Bon pour mon disque du mois, je prends les devants. J'aurais aimé mettre en avant le dernier Bill Callahan, we wish we were an eagle, magnifique de sobriété, beau comme un mois de mai florissant ( je sais ça ne veut rien dire mais je trouvais la métaphore ridicule donc indispensable) mais un confrère l'a chroniqué de façon assez remarquable sur le blog cinetic mess que je conseille d'aller voir sans tarder. J'aurais très bien pu parler du dernier Dominique A, la musique. Mais s'il est vraiment très bon, il n'est pas du niveau d'un remué ou d'une mémoire neuve, bien que s'en approchant dangereusement. Il a tout de même quelques très bon morceaux comme la musique, immortels ou le sens et l'ensemble rtient superbement la route.
Non, mon disque du moi sera l'oeuvre d'un portugais inconnu jusque là. Old Jerusalem, c'est son nom de groupe, semble être l'oeuvre d'un homme, Francisco Silva, qui a du écouter toute la discogaphie de Nick Drake, Red House Painters et Barzin. Son second album, two birds blessing, sort ces jours-ci, et m'est avis qu'il devrait faire du bruit d'ici peu. En gros il s'agit d'une folk, tendance pop, avec parfois des relents de jazz, dépouillée à l'extrême rappelant beaucoup ce que fait le canadien Barzin. Les deux jouent dans la même cour, celle des grands compositeurs mélancoliques et classes. D'entrée de jeu, arduinna & the science boy pose le ton : une guitare sèche, rappelant un peu le motif de pink moon de Nick Drake,nous invite à dresser une oreille attentive, puis suit la batterie, la slide et enfin la voix. Et là on se dit que Barzin a fait des émules. Mais un Barzin plus chaud, en gros celui de notes to an absent lover et non des précédents. On sent aussi du Sophia, celui de fixed water, le désespoir en moins. Et on continue comme ça pendant tout l'album. La voix est chaude, douce, les ambiances rappellent donc comme je l'ai dit Barzin, Sophia mais on a parfois l'impression d'entendre aussi certains morceaux de Slowdive, ceux de l'album souvlaki ou encore les premiers Mojave 3. On se retrouve à la fin de l'album très rapidement sans vraiment comprendre ce qu'il s'est passé. On se dit que là on tient probablement une révélation de l'année et un futur champion des podiums de fin d'année, qui trouvera sa place sans problèmes entre le dernier Callahan et le Barzin.

09:18 Publié dans mon disque du moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : old jerusalem, barzin, bill callahan, dominique a
30.03.2009
threshold houseboys choir
Bon l'album du moi, qui arrive certes le 28, ne sera pas le love's recurring dream de Coloma, franchement il casse pas trois pattes à un canard comme on dit chez moi, bien en deçà de dovetail ou finery. Il n'est certes pas mauvais, il y a de très bonne choses dessus mais le tout n'est pas passionnant loin de là. J'aurais pu mettre le dernier Depeche Mode que j'attendais avec une impatience de pré-ado boutonneux. Mais là ce fut la douche froide, soit c'est moi qui vieillit mal soit c'est eux qui deviennent séniles. En tout cas Depeche Mode et moi on ne se comprend plus. Non, vu mon degré d'exigence légendaire, mon disque du moi de mars sera le nouvel album des excellentissimes Threshold Houseboys Choir.
Déjà, c'est quoi ce nom à coucher dehors ??Ils font quoi comme musique ?
Pour commencer on dira que Threshold est le projet d'un seul homme, j'ai nommé le légendaire Peter Christopherson. Quoi ?? ça ne vous dit rien ?? bande d'ignares va !! Peter Christopherson fut l'un des membres fondateurs et permanents du groupe Coil. Groupe qui, par ailleurs, a influencé un nombre incalculable de groupes actuels. Pour faire un raccourci plutôt rapide et assez simpliste on dira que Coil a été à l'électro ce que le Velvet Underground fut au rock des années 60 : une référence incontournable. Pour en revenir à Christopherson, il a formé Threshold en 2005 suite à la disparition tragique de John Balance en 2004 et à la fin brutale de Coil qui s'en suivit. Il sort un premier album, form grows rampant, qui prolonge les travaux de Coil tout en étant étonnamment accessible. Entre temps, parce qu'il ne faut pas s'endormir sur ses lauriers, il forme un autre groupe, avec Ivan Pavlov de Coh, Soisong et sort un EP absolument indispensable : soi-jin-no-hi. Le monsieur, donc, après plus de 30 ans de bons et loyaux services pour la musique, se dit : tiens, si je ressortais un album sous le nom de Threshold cette année ? C'est vrai quoi, j'ai pas foutu grand chose sous le nom de Soisong. Je vais faire plus fort : je vais sortir un album sous forme de 4 EP !!!
c'est ainsi que se présente cet amulet edition : 9 morceaux, oscillant entre 5 et 12 mns, d'électro barrée, minimaliste, teintée de jazz, de dub, de voix distordues, triturées,répétitives, pour un résultat à haute teneur hypnotique. Car c'est là sa principale qualité, à savoir: être complétement fascinant, tenir en haleine avec peu d'éléments. Il y a une maîtrise de l'espace, des silences peu commune chez Christopherson, qui déjà fascinait chez Coil et qui est ici accru de par le fait qu'il n'ait plus son acolyte. Il n'y a qu'à écouter ikoreek pour s'en rendre compte: rythme lancinant, limite ambient, piano délicat, jazz sous perfusion, 12 mns de bonheur.
21:04 Publié dans mon disque du moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : threshold houseboys choir, preter christopherson, coil, depeche mode, coloma
17.02.2009
émoi de février
Comment défendre un disque qui joue dans une catégorie mal aimée voir pas aimée du tout, qui rebute le plus fin mélomane, qui est associée à l'adolescence, bref comment défendre un disque de métal ?????
Aucune idée.
Bon je vais tout de même essayer de vous parler de ce qui est mon disque du moi, un disque qui me parle tout particulièrement. Ce mois-ci, il s'agit donc du mémotia vetusta II: dialogue with the stars de Blut Aus Nord. Une petite présentation du groupe s'impose : Bas-Normand ( de Mondeville plus précisément, pas loin de chez moi mais on s'en fout,,,) pratiquant un black métal complexe sans concessions, parfois atmosphérique, ce groupe est devenu une référence mondiale du BM sans pour cela donner de concerts, filant des interviews au compte-goutte et n'ayant que peu de photos à dévoiler. Moralité: la seule chose sur laquelle on peut se concentrer reste leur musique.
Parlons en tiens : cet album débute par un morceau d'ambient, très doux, apaisé, calme. Evidemment ça ne durera pas. Le métal reprend ses droits et BAN le pratique de façon majestueuse. Contrairement à leurs précédents albums (mort ou odinist qui exploraient une voie sans issue, allant au bout de leur démarche, impressionnant par leur intransigeance) ils reprennent leurs travaux là où ils les avaient laissé avec The Work Wich...mais en éclaircissant le propos. Cela donne donc des morceaux complexes, longs, brillants et, malgré tout, simples, accessibles (on peut dire ici qu'il s'agit de leur premier album véritablement accessible), dans lesquels on trouve des mélodies à foison, des ambiances fortes.Ce qui force mon admiration à propos de cet album est que tout en s'ouvrant aux autres, les choeurs et l'utilisation du synthé n'y sont pas pour rien,BAN conserve une identité qui lui est propre (quand on écoute du métal, on reconnaît le son caractéristique de Blut parmi tous les autres groupes). Alors,bon, ok c'est tout de même du brutal, mais du brutal joué en finesse, accrocheur (les morceaux Disciple’s Libration (Lost in the Nine Worlds) et surtout The Formless Sphere (Beyond the Reason) sont de véritables chef-d'oeuvres, épiques, brutaux et sacrément pot-de-colle.) mais rudement bien écrit, Il s'agit là, en toute objectivité, bien évidemment, d'un des meilleurs albums de BAN (avec Mort) et accessoirement aussi de cette année qui commence de façon impressionnante.
pochette là :

et son là (extraits du memoria II)
et pour télécharger : Blut_Aus_Nord_-_2009_-_Memoria_Vetusta_II_Dialogue_With_T...
14:35 Publié dans mon disque du moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blut aus nord, métal, musique





