28.11.2009

vous souvenez-vous ?

L'amie Titam, dont je ne peux que conseiller son formidable blog,me faisait justement remarquer, dans un de ses derniers papiers, qu'il manquait un je ne sais quoi au mien. Interloqué par cet acte provoquant, j'hésitais entre lui envoyer mon gant à travers la gueule ou lui répliquer simplement que non, ce formidable blog qu'est le mien ne manquait justement de rien. Intelligent, de goût sur, drôle, fin, je ne vois vraiment pas ce qu'elle peut y reprocher. Dans ma bonté magnanime, je lui demandais de m'expliquer au juste ce qui pouvait la perturber à ce point. Elle me répondit du tac au tac, piquée au vif :

-Maître, j'ai un problème d'addiction aux années 80. Voyez ma subtile chronique sur Dead Or Alive. C'est là un appel au secours d'une eighties' addict. Maître, non, ne m'en veuillez point !!!!

-Comment ça, gourgandine ? tu oses dire que ton maître a manqué à ses devoirs ??? lui répliquais-je. Sacrilège, tu mériterais d'être molestée sur la place publique ou, pire encore, d'écouter en boucle Philippe Cataldo jusqu'à ce que mort s'ensuive.

-Qui ça ???

- Philippe Cataldo. Un trésor oublié des années 80, une perle sortie d'une huître avariée. Écrite par Jean Schulteiss et mise en musique, si on peut appeler cela comme ça, par Cataldo himself. Tu ne te souviens point ??? Clique en dessous, ça te rafraîchira la mémoire.

Une écoute suffit : la pauvre Titam me demanda pardon au bout de huit secondes, se jeta à mes pieds au bout de dix et mourut dans d'atroces souffrances auditives à même pas une minute. Ça lui apprendra.

10.09.2009

vous souvenez-vous ?

Vous me direz, ça fait un petit bout de temps que je vous ai pas emmerdé avec ça. La dernière fois (Vivien Savage), même si c'était pourri, ça restait écoutable. Là, dans ce que j'ai à vous proposer, que nenni !!! Du bon tube des années 80, avec ce qu'il faut de synthés, un clip complétement foufoutropdrôle, coupedecheveux années 80 dans le vent trop mortel. Bref, du lourd. Dans un des commentaires, quelqu'un se pose la question : mais qu'est ce qu'elle est devenue ? Oserais-je lui répondre : rien et c'est peut-être pas plus mal pour la musique. En tout cas me remerciez pas de vous avoir exhumer cette oeuvre culte; comme je le dis, l'altruisme est chez moi une seconde nature.

29.08.2009

vous souvenez-vous ?

Vivien Savage : la p'tite lady.

Pourquoi ??? me dira Esther. Ma réponse va être simple : j'ai ce morceau dans le crâne depuis trois-quatre jours et comme je me sens de nature altruiste actuellement (non non ne me remerciez pas, c'est tout naturel), je tiens tout naturellement à vous le faire partager. Je ne suis pas certain qu'il était vraiment tombé dans l'oubli mais comme c'est un morceau franchement indécrottable une fois entendu, je me suis dit : pourquoi serais-je le seul à subir ça ?

28.08.2009

les larmes de la peur (mon dieu, quel titre de merde)

Je sais : j'écris rien pendant je ne sais combien de temps, je ne donne plus de signes de vie hormis de façon sporadique et quand je réapparais c'est pour vous parler de merdes des années 80 : Tears For Fears, song from the big chair. Le problème ici c'est que, contrairement à toutes les daubes que j'ai mises en ligne dernièrement, j'aime vraiment cet album. J'ai bien eu une période où je disais à qui voulait l'entendre que TFF était un groupe pourri (ce qui n'est pas complétement faux : l'album the seeds of love, à part le morceau titre, est vraiment à chier.) mais là j'avoue, le song from the big chair est un putain de classique qui, malgré le son très daté, vieillit extrêmement bien. Je sais, je vais recevoir des commentaires se foutant royalement de ma gueule, me disant que j'ai vraiment des goûts de merde et j'assumerai sans problèmes. Mais là, depuis une dizaine de mois, je me rends compte que je le réécoute de façon régulière avec toujours le même plaisir. Ok, certains morceaux sont limites (la scie everybody wants to rule... est pas le meilleur morceau loin de là ou encore le très Peter Gabrielien listen est franchement pénible ) mais shout, the working hour ou i believe restent de vraies tueries. Pourtant le saxo atroce de the working hour, couplé aux synthés cheap devraient me faire fuir à toutes jambes tant ça pue les années 80, tant ça sonne le clinquant mais il y a une telle efficacité, une telle évidence mélodique que j'en reste sans voix; j'en ai des frissons chaque fois que je l'écoute. Shout est tendu juste comme il faut pour que le morceau soit passionnant, i believe et son ambiance jazzy est une grande réussite. L'album est varié, extrêmement putassier certes, mais  reste un des seuls gros succès de ces années de merde que je peux écouter sans me lasser. Mais bon, là je sais que mes oreilles seront loin d'être votre guide spirituel et à vrai dire je m'en fous. Il y a des disques comme ça qu'on aime sans savoir vraiment pourquoi, on sait que c'est franchement la honte mais allez comprendre quelque chose. Les bas instincts peut-être. Ou alors l'atrophie du cerveau ou encore les conduits auditifs mal débouchés.

11.07.2009

vous souvenez-vous ?

et oui, me revoilà avec mes souvenirs de merde. Avouez qu'après Noe Willer le challenge était plutôt difficile non ? et bien vous savez quoi ?? Dans mon incommensurable masochisme, j'ai retrouvé un tube de 1989 dont j'avais complétement oublié l'existence. Vous me direz : "c'est bien mieux comme ça". Et devinez ? Si on vire les paroles de merde de Willer, toi femme publique est un CO de chez CO à côté de ça. "Ça" a un nom : Ivanov. Les nuits sans soleil. Un accouplement bestial entre les démons de minuit, Jean-Jacques Goldman et tout ce qu'a pu produire comme daubes les années 80. Voilà à quoi ça ressemble. Ivanov enterre ces années de merde avec la classe des grands tubes des 80's : synthés à chier, production énorme avec batterie mise en avant, piano digne des grandes heures de Cleyderman, voix piquée à Jean-Pierre François, guitares piquées à Europe, Van Halen ou Scorpions, à vous de rayer la ou les mentions inutiles et refrain qui balaie tout sur son passage. C'est simple on croirait le be my baby des Ronettes transposé aux années 80 en France et produit par un Phil Spector de pacotille. Je sais pas si j'arriverai à trouver pire après. Et je suis désolé de comparer le génial Spector à cette daube.

28.06.2009

vous souvenez-vous ?

Noe Willer : toi, femme publique. Hormis la chorégraphie propre à ces années là (franchement comique me direz-vous) Que dire de cette bouse nauséabonde ? ça a cartonné dans les années 80 comme d'hab', la musiqe vaut ce qu'elle vaut ( de la MEB griffée annes 80) mais alors côté paroles je crois que là ça dépasse les bornes de la connerie. extrait : "femme publique, dans ta tête tu es pudique; femme publique, même si tu leur prends du fric... femme publique, tu connais bien la musique; femme publique, chaque rencontre est magique; femme publique, tu te rappelles plus de rien quand arrive le petit matin." Celui qui a pondu ça devrait être molesté sur la place publique façon Monthy Python dans la vie de brian. Ou alors retourner à l'anonymat le plus complet. Ce qui est arrivé à Noe Willer, l'infâme publique.

24.06.2009

Vous souvenez-vous ?

Ahhhhhh !!!!!!!!!!! je suis sur que ça vous a manqué. Allez , faîtes pas les chiens. Avouez le !!! Une dose de musique de merde ça peut pas faire de mal , non ?? Et puis une absence de deux semaines, ça créé comme un vide. Je vois dans votre oeil que les années 80 vous manquent. Et bien pour mon retour parmi les morts je vous propose du lourd, du très très lourd. Une chanson qui a du chien (ouais je sais c'est très facile !!) de Jean-Michel Gascuel. Souvenez-vous de ce tube  flippant à souhait aux paroles vaguement ésotérique :" j'ai peur de mourir et j'ai peur du téléphone." ou encore "parle moi de tes peurs mais ne dit pas que t'as peur" (horst ?), oui !!! le chien aux yeux jaunes !!! vous vous le remettez ? Et bien si vous ne connaissez pas, vous allez pouvoir combler cette lacune immense !!!! Ne me remerciez pas, c'est naturel.

Ce sous-Christophe n'a jamais rien fait depuis. C'est pas plus mal me direz-vous. Bon courage.

11.06.2009

Vous souvenez-vous ?

Allez, souvenez-vous !! En 1983, c'était l'époque des duos: Delon/Dalida, Voulzy/Jeannot, Peter et Sloane, Pit Et Rick par exemple et puis on nous a pondu ça : Mireille Mathieu et Patrick Duffy. Le duo le plus hautement (dans tous les sens du terme d'ailleurs) improbable. Une star de la chanson française déjà sur le retour avec un acteur de soap à succès. Ca donne quoi ?  Une musique disco-funky pourrie, des paroles débilo-idiotes du niveau du meilleur Halliday " and we're agree to disagree", ce genre... à mettre sur un piedestal à côté du "à force de forcer ma force à cet effort" anthologique du morceau j'ai oublié de vivre. L'accent à couper au couteau de Mireille, ses regards bien accrocheurs à la caméra, Duffy qui se demande ce qu'il fout dans cette galère à chanter avec une demi-naine qui hurle à la limite du contre-temps, tout concourt ici à faire de ce morceau un moment unique de la variété internationale ! Le pire dans cette bouse c'est qu'en plus, ça se retient très facilement. C'est non seulement horrible à écouter mais c'est aussi absolument indécrottable. Tant pis pour ceux qui oseront l'écouter. Ce morceau rend fou. Vous voila prévenus.

04.06.2009

Vous souvenez-vous ?

Souvenez-vous !!!! Oui souvenez-vous de cette ritournelle qui plaisait aux personnes âgées en 1980 !!! Ce tube indémodable, quelque part entre Frédéric François et ............rien du tout. Des paroles surréalistes et touchantes, un thème musical confinant au sublime. Le parfait sas de décompression après Talk Talk et Mark Hollis. Je suis (pas) fier de vous présenter le beau, le sublime, l'inénarrable et indémodable JAIRO. Ses jardins du ciel m'ont traumatisé une bonne partie de mon enfance. Tant pis pour vous (en plus la vidéo est aussi cruche ou nunuche ou con, rayez les mentions inutiles, que la chanson. Bel exploit quand même)

31.05.2009

this is the end

Comme vous avez pu le remarquer, j'utilise pour pseudo myrrhman. Mais, vous demanderez vous à juste titre, d'où vient ce nom sublime ?  Ce nom, marque de mon bon goût absolu, vient du premier morceau de laughing stock de Talk Talk. Album que je porte très haut dans mon estime, aussi haut que le spirit of eden bien sur. Or donc nous y voilà : il va falloir que je termine ma chronique sur Talk talk avec cet album merveilleux qu'est laughing stock. Comment vais-je pouvoir m'y prendre pour rendre justice à cette pierre angulaire qu'est devenu cet album ?

Je crois que je vais faire comme pour ma précédente note et parler de l'histoire plutôt tragique qui entoure cet album devenu légendaire. Allez, en gros, on prend les mêmes, à savoir Hollis, Phil Brown (producteur), Friese-Greene et Apsden (manager), les mêmes lieux (Wessex, à Londres), 7 mois d'obscurité, on fait mijoter tout ce beau monde ensemble et on obtient des dépressions, des mariages détruits et des abandons et à l'occasion un album unique. La communion entre Friese-Greene et Hollis est à son paroxysme, seuls eux savent exactement le son qu'ils veulent produire, les notes qu'ils jouent, les musiciens extérieurs commencent à les énerver, ne sachant pas exactement ce qu'ils devaient faire. TalkTalk pendant ces sessions ne se résumait plus qu' à Hollis et Friese-Greene jouant quasiment tous les instruments. Voici ce qu'en dit Friese-Greene : "Si vous voulez résumez TT, les premières minutes de Laughing stock expose ce vers quoi nous tendions. Mark et moi commencions à nous impatienter avec les [musiciens] extérieurs, c'était démoralisant. Alors soit on l'écrivait, soit on le jouait nous-même parce qu'on ne pouvait pas se tromper. On a joué sur des tas d'instruments qui ne nous étaient pas familiers, jouant dans la mauvaise clé, commençant au mauvais moment mais à tous les coups, c'était les meilleures prises. Cet album s'est construit sur des choses impossibles à reproduire." L'album laissera des traces indélébiles sur tous les participants : Paul Webb n'a plus joué de basse avant plusieurs années, Phil Brown et Lee Harris ont du suivre une psychothérapie de plus d'un an. Le pire dans cette histoire a été la relation entre Friese-Greene et Hollis: la fusion tout au long de l'enregistrement puisà la fin de celui-ci chacun est parti de son côté en se serrant la main et plus rien, fin de Talk Talk. Les deux ne se sont quasiment plus revus depuis cette poignée de mains. Conscients l'un comme l'autre d'être  parvenus au bout d'un processus créatif de longue haleine, hors du commun, de n'avoir plus rien à faire ensemble par la suite. La fin du groupe au plus haut de sa création.416VZEBA00L._SS500_.jpg

Voici ce que j'en disais sur X-silence il y a 4 ans : Ceux qui connaissent Talk Talk par l'entremise de "It's My Life" ou "Such A Shame" vous diront que c'est de la bouse. Infâme. Ils n'ont pas tort.
Ceux qui les connaissent par "Spirit Of Eden" et "Laughing Stock" vous diront que c'est peut-être l'un des plus grands groupes qui fût en activité au début des années 90. Sublime. Ils ont tout à fait raison.
Comme tous les grands albums, celui-ci ne comporte que 6 titres, fait à peine plus de 40 minutes et se trouve être une véritable pierre angulaire du rock des années 90. Sans "Laughing Stock", pas de Labradford, ni de Bark Psychosis et encore moins de Sigur Ros ou de Mogwaï.
Il s'agit d'un album de six titres, ou plutôt six pièces. Toutes en état d'apesenteur, tantôt mélancoliques, tantôt flippantes voir rageuses.
Etat des lieux donc:
"Myrrhman", 15 secondes de silence, apparition inopinée d'un bruit de batterie et démarrage de la chanson, l'impression d'entrer dans le disque par accident. Fin du morceau comme le début, 15 silencieuses secondes.
"Ascencion Day", l'ascencion la rage aux dents, toutes guitares dehors, bordel construit par couches successives jusqu'au cut final. N'aurait pas dépareillé sur Spiderland.
"After The Flood", ou l'état de grâce permanent pendant 10 minutes, piano d'une délicatesse infinie, batterie sortie tout droit de Can, bande passée à l'envers, bruits étranges, variophone bloqué sur une seule note lors du solo. Au concours de la chanson la plus délicatement barrée, on pourrait la trouver en bonne position.
"Tapehead", ou le négatif de "Ascension Day". La descente sans rappel ni torche au fin fond de la faille de San Andrea. Le flip absolu durant 7 minutes, la claustrophobie mise en musique.
"New Grass", ou le concept de la bulle de savon. La légèreté, l'apesanteur doublée d'une mélancolie tenace soulignée par un côté jazz.
"Runeii" signe la fin de l'album et par là même la fin du groupe. Il s'agit aussi du morceau le plus dépouillé de cet album, une voix une guitare et le silence, envahissant, omniprésent. Mark Hollis termine en murmurant et la guitare fait de même. La grâce absolue et la plus belle fin pour un album devenu une référence incontournable dans l'histoire du rock.

Je le pense toujours et pour moi Talk Talk est synonyme de groupe à part dans le rock. La plupart des groupes mettent tout dans leur premier album : leur génie, leur rage, et déclinent ensuite à force de vouloir ou non reproduire ca qui a fait leur génie. Talk Talk lui a fait l'inverse : un parcours complétement atypique qui les fait aller du sous-groupe de merde qu'ils étaient début 80 à la référence absolue à la fin de leur parcours. Tout ça du à la volonté de deux fous qui ont fait la musique comme eux l'entendaient en se foutant complétement des canons de la mode, en mettant leur obsession au premier plan quitte à ne rien vendre par la suite. Car laughing stock a réussi à faire pire en terme de ventes que spirit of eden, ce qui n'est pas un mince exploit. Je terminerai cette chronique avec le morceau le plus flippant de cet album. Bonne écoute.

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