23.09.2009

en attendant...il fait soleil

C'est sous ce titre fort malin (faut bien que je m'auto-congratule bande de connasses !!) que je tiens à parler d'un français passé aux oubliettes car très très discret. Non ce n'est pas Miossec ou encore Dominique A (en matière de discrétion on a connu mieux) ni même -M- et encore moins Jean-Louis Murat (dont le dernier album est assez catastrophique soit dit en passant). Non, il s'agit là d'un gars qui est apparu presque en même temps que les deux premiers (début des années 90 donc, ça nous rajeunit pas, hein ma bonne dame !!!) mais qui n'a jamais eu l'aura de Miossec ou A. Trop revêche, pas assez de charisme, bougon, mal aimable et j'en passe Silvain Vanot n'a non plus jamais rien fait pour son image de marque. La preuve ??? Après son excellent il fait soleil, du temps où il enregistrait avec des moyens décents, un studio à disposition, une major qui le soutenait, bref quand il était chanteur à succès (enfin c'est tout de même très relatif), il a préféré jouer au chanteur maudit, se terrer dans un mutisme proche d'un Syd Barrett, vivre en reclus, sortir des concepts albums de trois ou quatre heures où il développait un minimalisme à faire pâlir de jalousie Lou Reed période metal music machine, finir sa vie à sniffer de l'eucalyptus, fuir le succès de peur qu'il ne se sauve (à vous de rayer la mention inutile). Bon, trêve de conneries, lâché par sa maison de disque car pas assez vendeur, lâché par les critiques ( et des commentaires de Lenoir plutôt édifiant du style : ouais je trouve que ton album il est bien mais pas assez rock -traduire : on se fait putain de chier sur ton disque !!-) , lâché par tous quoi (sa femme, son chien, ses fans, ses musiciens, sa prothèse capillaire), il a fallu que Vanot se reconstruise, se fasse sortir de sa profonde dépression, de son addiction à l'alcool, et toutes les substances illégales (notamment le petrol hann de Dominique A-avec qui une haine tenace subsiste-) par Julio Reyes (producteur du dernier Pagny) pour qu'il se mette enfin à chanter en latin rigoriste et trouve par là-même un auditoire différent de ces bobos dépressifs auxquels il semblait s'adresser. C'est donc un Vanot heureux,un Vanot libéré, un Vanot martyrisé mais un Vanot libre, le sourire aux lèvres, qui nous livre un bethesda absolument sublime le 29 septembre prochain, proche dans l'esprit du dernier Héléne S'égara revisité par Benoît sixteen. Un chef-d'oeuvre contemporain à faire passer Murat pour un bleubite, Rénan Luce pour un sous-Renaud ( ah merde c'est déjà fait ça) et Brigitte Fontaine pour une bonne soeur. Bon hormis le fait que, ô joie, Vanot sorte enfin un nouvel album nommé de fait bethesda, tout ce qui a précédé est un tissu de conneries d'une âme un brin fatiguée par de dures journées de labeur. Veuiilez excusez mes divagations hasardeuses. Merci.

25.04.2009

Bashung est un con...

...doublé d'un sourd.

Ben oui, je sais, c'est de la pure provocation mais c'est pas loin d'être ce que je pense. Franchement, quand on choisit Gaëtan Roussel, compositeur de Louise Attaque (je n'ai rien contre lui bien au contraire), en lieu et place de Dominique A, je le répète et je l'assène : faut être un brin con ou alors complétement bouché à l'émeri. Imaginez bleu pétrole avec Dominique A aux commandes, ça aurait eu de la gueule non ?. Je sais, maintenant ça tient du fantasme. Mais quand on écoute le morceau qu'avait composé le grand Dom' pour tonton Bashung, ça laisse songeur. Immortels est un morceau magnifique avec des paroles superbes rappelant par moments le grand Jacques sur jojo ( et toi qui n'est plus là, c'est comme si tu étais plus immortel que moi, mais je te suis de près). Un morceau émouvant, simple, nu. Du très grand Dominique A en somme. Peut-être trop marqué pour être du Bashung. Mais bon, quand on écoute comme un légo sur son dernier album on sent plus l'empreinte de Manset que celle de Bashung mais il n'empêche que Manset s'est surpassé pour lui offrir un des plus beaux morceaux qu'il ait interprété. En même temps on ne saura jamais ce qu'aurait pu donner la rencontre entre ces deux là, cette passe d'arme, ce passage de relais. Car franchement, passer le relais à Louise Attaque, c'est tout de même moins classe que le passer à Dominique A, peut-être le seul véritable aventurier français post-Bashung et le plus proche de lui dans l'esprit. Reste plus qu'à espérer que Dominique A sorte un jour son gaby ou vertiges de l'amour à lui pour enfin accéder à une reconnaissance publique qui serait amplement méritée. Il a bien failli y arriver avec le twenty-two bar mais comme Monsieur A ne fait rien comme tout le monde, il s'est mis en tête de sortir, après un certain succès commercial, son (meilleur) album le plus noir et le plus impressionnant, remué. Crétin, va.

Enfin , revenons au sujet qui me préoccupe, Bashung est-il si con que ça ? Quand on voit pour qui a écrit Dominique A après ça, on se dit oui trois fois oui !!!!! De dépit,  il a offert sa plume à Calogéro. Si c'est pas de la dépression ça , je sais pas comment on pourrait l'expliquer autrement. Trois morceaux tout de même. Aïe. Reviens à toi Dominique, prends du prozac, passe pas à l'étape suivante : Goldman voir Halliday. Allez Dominique, on t'aime, ne lâche pas prise.

 

 

16.04.2009

le portugal est formidable

Bon pour mon disque du mois, je prends les devants. J'aurais aimé mettre en avant le dernier Bill Callahan, we wish we were an eagle, magnifique de sobriété, beau comme un mois de mai florissant ( je sais ça ne veut rien dire mais je trouvais la métaphore ridicule donc indispensable) mais un confrère l'a chroniqué de façon assez remarquable sur le blog cinetic mess que je conseille d'aller voir sans tarder. J'aurais très bien pu parler du dernier Dominique A, la musique. Mais s'il est vraiment très bon, il n'est pas du niveau d'un remué ou d'une mémoire neuve, bien que s'en approchant dangereusement. Il a tout de même quelques très bon morceaux comme la musique, immortels ou le sens et l'ensemble rtient superbement la route.

Non, mon disque du moi sera l'oeuvre d'un portugais inconnu jusque là. Old Jerusalem, c'est son nom de groupe, semble être l'oeuvre d'un homme, Francisco Silva, qui a du écouter toute la discogaphie de Nick Drake, Red House Painters et Barzin. Son second album, two birds blessing, sort ces jours-ci, et m'est avis qu'il devrait faire du bruit d'ici peu. En gros il s'agit d'une folk, tendance pop, avec parfois des relents de jazz, dépouillée à l'extrême rappelant beaucoup ce que fait le canadien Barzin. Les deux jouent dans la même cour, celle des grands compositeurs mélancoliques et classes. D'entrée de jeu, arduinna & the science boy pose le ton : une guitare sèche, rappelant un peu le motif de  pink moon de Nick Drake,nous invite à dresser une oreille attentive, puis suit la batterie, la slide et enfin la voix. Et là on se dit que Barzin a fait des émules. Mais un Barzin plus chaud, en gros celui de notes to an absent lover et non des précédents. On sent aussi du Sophia, celui de fixed water, le désespoir en moins. Et on continue comme ça pendant tout l'album. La voix est chaude, douce, les ambiances rappellent donc comme je l'ai dit Barzin, Sophia mais on a parfois l'impression d'entendre aussi certains morceaux de Slowdive, ceux de l'album souvlaki ou encore les premiers Mojave 3. On se retrouve à la fin de l'album très rapidement sans vraiment comprendre ce qu'il s'est passé. On se dit que là on tient probablement une révélation de l'année et un futur champion des podiums de fin d'année, qui trouvera sa place sans problèmes entre le dernier Callahan et le Barzin.

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