07.11.2009

ce n'est pas ma faute....

...si Esther continue à ne pas répondre. Malgré mes menaces il ne veut rien entendre. Ce que je comprends parfaitement d'ailleurs. Esther, reviens, je ne sais pas si je vais tenir à ce rythme là très longtemps. Tu es un ami, mon coeur te dit....

PS : allez à la page youtube du sieur, les commentaires sont gratinés. Notamment celui de Giggilamour que je ne peux m'empêcher de mettre ici :

mon coeur te dit je t'aime
il ne sait dire que ca
je ne veux pas te predre
j'ai t'en besoin de toi .....

02.05.2009

Richard Clayderman ...

... a fait des émules et pas où on pouvait le penser. Ouah, j'en suis tout retourné. Comment vous dire ?? j'aime le métal et particulièrement le funeral doom. Donc quand je vois une nouveauté en funeral je me précipite dessus espérant y découvrir un nouveau Skepticism, Esoteric ou Reverend Bizarre. Un truc qui va bien me remuer les tripes, me ramener 12 pieds sous terre, quelque chose de puissant quoi. Ben là......euh.......comment dire ?!.....non enfin si. C'est puissant mais pas dans le bon sens du terme.Certes il y a bien tous les codes du genre : batterie à deux à l'heure, riffs de guitare à deux de tension, voix caverneuse, morceaux d'une longueur standard (entre 7 et 10 mns, normal quoi.). Mais y a un gros problème : le piano. Ou plutôt les claviers.Qu'est ce qu'ils viennent foutre là, bon dieu ?? Bon je dis pas chez Skepticism ils sont omniprésents, apportant une tonalité lugubre et solennel aux morceaux. Bon, ok, pour tout dire ce sont des orgues. Et chez eux ça déroute et ça fout franchement les jetons car c'est utilisé avec talent. Mais là, là, on croirait qu'un Clayderman manchot est venu leur prêter moignon fort. On croirait qu'il est non seulement venu leur prêter le moignon mais qu'il a insufflé dans cette galette son esprit. Ce n'est plus du funeral doom, non, c'est du funeral romantic doom. du doom pour ados soixantenaires attardées. Le truc qui fout vraiment les miquettes !! Imaginez : it's ze faïnal countdownnnnnnnnnnnn, sous tranxène joué devant un cortège de grand-mères en folies. La chance au métal ça vous dirait ? Ben Wine From Tears l'ont fait. Leur album "through the eye of a mad" c'est ça, c'est taillé pour ce genre d'émission. C'est du Franck Mickael croisant les guitares électriques avec Frédéric François, du romantisme à fleur de métal quoi. Auquel vous ajoutez également une pincée de nuit magique de Catherine Lara (masse) et aussi, et là j'avoue que ça m'a foutu sur le cul, une bonne pincée de Rondo Veneziano. Bref, la définition du cauchemar pour un musicologuophile averti. Le genre de truc à vous faire voter Sarkozy,aimer Barbelivien. Le truc qui rend fou.

Bon vous me direz, déjà, avec un blaze pareil (vin des larmes) c'était mal barré. Ca aurait du me mettre la puce à l'oreille. Et puis franchement, à travers les yeux d'un fou. Un titre aussi con que ça , j'aurai vraiment du me méfier. Mais bon, j'ai essayé et j'avoue que je n'étais pas préparé à un tel choc. Le croisement de Starmania, Clayderman, Lara , Rondo Veneziano et du funeral doom, c'est tout de même inédit. C'est le genre d'hybride dont on a du mal à se remettre !! Un cauchemar auquel on n'avait jamais osé penser. D'ailleurs, quand on écoute la chose en question on se trouve dans un état effectivement proche de la catatonie tant on n'y croit pas ses esgourdes. Le titre ci-dessous n'est pas le pire de l'album mais ....donne une idée de ce à quoi vous échapperez en lisant cette chronique. Y a des fois où se sacrifier n'est pas un vain mot.