18.02.2009
foutage de gueule
je me suis écouté le dernier Loren Mazzacane Connors ce matin. C'est un artiste qu'habituellement j'aime beaucoup, capable de grandes choses avec sa guitare, de fructueuses collaborations ( Jim O' Rourke ou Suzanne Langille pour les meilleures) mais aussi de grands foutages de gueule dont le dernier en date sorti aujourd'hui se nomme the curse of midnight mary . vous connaissez le principe des unaccompanied acoustic guitar improvisation, non qu'il a sorti entre 1979 et 1980 ?? en gros voila à quoi ça ressemble : Loren seul à la guitare tentant de faire un blues hanté tout en gémissant, grommelant par dessus, le tout enregistré dans la cour avec le chien qui aboie derrière ou dans la cuisine c'est selon l'inspiration. Alors ici, rebelote.Hors, comme dans les unaccompnied... on se retrouve face à deux sentiments: soit c'est du génie pur, à nous d'en déceler la moindre parcelle, soit c'est du gros foutage de gueule et on est en droit de bien se marrer à l'écoute de cette galette ou d'être consterné au choix. Sachant que je n'y vois là aucune trace de génie....
La pochette par contre est magnifique, faut bien qu'il y ait quelque chose à sauver:

Son là :
09:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loren connors, musique, folk, jim o'rourke
17.02.2009
émoi de février
Comment défendre un disque qui joue dans une catégorie mal aimée voir pas aimée du tout, qui rebute le plus fin mélomane, qui est associée à l'adolescence, bref comment défendre un disque de métal ?????
Aucune idée.
Bon je vais tout de même essayer de vous parler de ce qui est mon disque du moi, un disque qui me parle tout particulièrement. Ce mois-ci, il s'agit donc du mémotia vetusta II: dialogue with the stars de Blut Aus Nord. Une petite présentation du groupe s'impose : Bas-Normand ( de Mondeville plus précisément, pas loin de chez moi mais on s'en fout,,,) pratiquant un black métal complexe sans concessions, parfois atmosphérique, ce groupe est devenu une référence mondiale du BM sans pour cela donner de concerts, filant des interviews au compte-goutte et n'ayant que peu de photos à dévoiler. Moralité: la seule chose sur laquelle on peut se concentrer reste leur musique.
Parlons en tiens : cet album débute par un morceau d'ambient, très doux, apaisé, calme. Evidemment ça ne durera pas. Le métal reprend ses droits et BAN le pratique de façon majestueuse. Contrairement à leurs précédents albums (mort ou odinist qui exploraient une voie sans issue, allant au bout de leur démarche, impressionnant par leur intransigeance) ils reprennent leurs travaux là où ils les avaient laissé avec The Work Wich...mais en éclaircissant le propos. Cela donne donc des morceaux complexes, longs, brillants et, malgré tout, simples, accessibles (on peut dire ici qu'il s'agit de leur premier album véritablement accessible), dans lesquels on trouve des mélodies à foison, des ambiances fortes.Ce qui force mon admiration à propos de cet album est que tout en s'ouvrant aux autres, les choeurs et l'utilisation du synthé n'y sont pas pour rien,BAN conserve une identité qui lui est propre (quand on écoute du métal, on reconnaît le son caractéristique de Blut parmi tous les autres groupes). Alors,bon, ok c'est tout de même du brutal, mais du brutal joué en finesse, accrocheur (les morceaux Disciple’s Libration (Lost in the Nine Worlds) et surtout The Formless Sphere (Beyond the Reason) sont de véritables chef-d'oeuvres, épiques, brutaux et sacrément pot-de-colle.) mais rudement bien écrit, Il s'agit là, en toute objectivité, bien évidemment, d'un des meilleurs albums de BAN (avec Mort) et accessoirement aussi de cette année qui commence de façon impressionnante.
pochette là :

et son là (extraits du memoria II)
et pour télécharger : Blut_Aus_Nord_-_2009_-_Memoria_Vetusta_II_Dialogue_With_T...
14:35 Publié dans mon disque du moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blut aus nord, métal, musique
16.02.2009
Richard Youngs
Bon commençons simple, faisons fort :
aujourd'hui : Richard Youngs et son magnifique Sapphie.

voici ce que j'en dis sur RYM :
Richard Youngs, Ecossais natif de Glasgow, connu pour ses expérimentations sonores underground et ses collaborations diverses et variées (notammant avec Kawabata Makoto d'Acid Mother Temple) commence, grâce à Sapphie, une collaboration fructueuse et passionnante avec le label Jagjaguwar. Cette première collaboration revisite, en trois morceaux, le folk de manière expérimentale.
Contrairement aux précédents albums (Youngs officie depuis 1990), excellents mais peu faciles d'accès, celui-ci se révèle être plus qu'abordable. Armé seul de sa guitare acoustique et de sa voix , Youngs nous entraîne dans les profondeurs abyssales de la mélancolie. En égal d'un Nick Drake, le format pop en moins, ses morceaux vous prennent par la main pour ne plus vous lâcher. La délicatesse de son jeu de guitare, sa voix lointaine, atonale, blanche rappelant celle d'un autre ovni du rock (Robert Wyatt) font de ce disque une sorte de classique intemporel, vous remuant les tripes comme peu d'albums savent le faire. C'est certes minimal (arpèges + voix ), expérimental (chaque morceau est composé d'une variation autour d'un motif guitaristique répété ad libitum), mais, c'est surtout d'une beauté stupéfiante, crépusculaire, qui prouve qu'avec rien on peut faire passer tout un panel d'émotions. Chaque nouvelle écoute subjugue et nous fait nous poser une question: comment un tel album a-t-il pu passer aussi inaperçu ????
une petite vidéo à l'occasion ??
14:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : richad youngs, sapphie, musique





